Salut du 29 novembre,
Nous voici à Jacaré à la corne du Brésil, dans une marina au fond du rio Paraiba. C'est le Brésil, chaud le climat, chauds les brésiliens, sympa la marina et les yachties.
On va y laisser le bateau 6 semaines. D'abord quinze jours sur le bateau de Sarah aux Antilles puis trois semaines à Paris / les Adrets... On s'y verra pour certains.
On n'en a pas marre, donc on revient ici le 12 Janvier avec un programme chargé : quelques incursions en bus/avion dans le Brésil un peu plus au sud puis le carnaval près d'ici Recife / Olinda... le plus beau du Brésil disent-ils !! Ensuite remontée de la côte Nord-Est du Brésil, l'embouchure de l'Amazone, les Iles du salut en Guyane, Trinidad. Ensuite c'est moins clair : droit sur Cuba ou quelques mois aux Grenadines et à la Guadeloupe, à voir.
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Fernando, la perle de l'Atlantique
Des quatre jours passés à Fernando, on retiendra...
• C'est une des plus belles iles de l'Atlantique, même si un peu trop organisée et parcnationalisée. Mais du coup le nombre de touristes est limité (500 au max ensemble sur l'ile)
• Daniel le capitaine du port, bavard, philosophe est néanmoins très très gentil et qui, hasard, connaissait Ruzevel, son lointain prédécesseur qui nous avait promené dans sa jeep lors du premier passage
• Les flamboyants de la place aux Flamboyants qui ne flamboient pas en ce moment pour cause de saison sèche mais on a quand même trouvé quelques graines rouges et noires pour faire des maracas à Alix
• Le buggy si rigolo à conduire sur la trentaine de km de pistes de l'ile mais pas si simple d'y monter et d'en descendre avec nos abattis piteux
• La plage du Sancho, la plus belle du monde, ça a l'air vrai et puisqu'ils le disent
• Les dauphins "rotatores" qui tous les matins viennent faire des cabrioles dans la baie
• Viramundo le cata suisse, qu'on reverra avec beaucoup de plaisir à Jacaré
• Nos premières mangues d’Amérique du sud
• La jetée qui n'existait pas il y a 38 ans et qui permet maintenant d'aller à terre sans craindre de se retourner sur un rouleau
• Les pailles en queue et les frégates qui font de leur pêche un spectacle permanent
• Les 10 ou 20 autres plages toutes aussi belles sur la "Mar de dentro" (sous le vent) et sur la "Mar de fora" (au vent)
• Les premières bières antartica
• L'accent brésilien qui nous donne du fil à retordre, on est loin du portugais facile des Cap verdiens
• Les photos qui suivent
• C'est une des plus belles iles de l'Atlantique, même si un peu trop organisée et parcnationalisée. Mais du coup le nombre de touristes est limité (500 au max ensemble sur l'ile)
• Daniel le capitaine du port, bavard, philosophe est néanmoins très très gentil et qui, hasard, connaissait Ruzevel, son lointain prédécesseur qui nous avait promené dans sa jeep lors du premier passage
• Les flamboyants de la place aux Flamboyants qui ne flamboient pas en ce moment pour cause de saison sèche mais on a quand même trouvé quelques graines rouges et noires pour faire des maracas à Alix
• Le buggy si rigolo à conduire sur la trentaine de km de pistes de l'ile mais pas si simple d'y monter et d'en descendre avec nos abattis piteux
• La plage du Sancho, la plus belle du monde, ça a l'air vrai et puisqu'ils le disent
• Les dauphins "rotatores" qui tous les matins viennent faire des cabrioles dans la baie
• Viramundo le cata suisse, qu'on reverra avec beaucoup de plaisir à Jacaré
• Nos premières mangues d’Amérique du sud
• La jetée qui n'existait pas il y a 38 ans et qui permet maintenant d'aller à terre sans craindre de se retourner sur un rouleau
• Les pailles en queue et les frégates qui font de leur pêche un spectacle permanent
• Les 10 ou 20 autres plages toutes aussi belles sur la "Mar de dentro" (sous le vent) et sur la "Mar de fora" (au vent)
• Les premières bières antartica
• L'accent brésilien qui nous donne du fil à retordre, on est loin du portugais facile des Cap verdiens
• Les photos qui suivent
Brava - Fernando - Jacaré
13.31;-25.06; 6 novembre - Brava-Fernando, J1;On est parti hier après une balade à Nossa Senhora da Monte qui était magnifique, ensoleillée, pavée, fleurie, pittoresque, pas trop longue, avec une bière au bout du chemin... A 16h00 tapantes, annexe séchée rangée, Alberto nous lâche le boute à terre. Dans le chenal entre Brava et Fogo, le vent monte à 30-32 noeuds... deux ris dans la grand-voile, un tout petit bout de génois, 9 noeuds avec Philippe qui rit à la barre. Mais cela tombe vite, deux heures plus tard, pétole avec vagues, vent qui varie de 4 à 8 noeuds et du NW au NE : on met le tangon, on l'enlève, on le remet, on empanne (il faut 20 bonnes minutes), on enlève tout et on met le moteur puis on recommence. C'est un peu gonflant. A 2 heures du mat, le vent redevient normal 10-15 noeuds du NE et on se remet dans le bon sens à la bonne vitesse avec les bonnes voiles. Pour certains, aujourd'hui, ce sera sieste matin ET après-midi. A midi tout à l'heure, il y aura des pâtes à la langouste (pêchée par Alberto à Brava), on en salive d'avance.
11.52;-25.19; 7 novembre - Brava-Fernando, J2;On continue le journal de bord détaillé, zetes pas obligés de lire. Après-midi parfaite, à 7 puis 6 puis 5 noeuds, au largue sur une mer qui s'aplatit et où les moutons disparaissent. A 17h00 on met le gennaker, à 18h00 la soupe habituelle puis la vitesse tombe. Nuit câline, tu parles 9 heures sans un bruit de clapotis ni de voile qui claque, c'est rare mais bon on a fait 30 milles dans la nuit. A ce rythme, on sera à Fernando pour Noël. Du coup ce matin, un p'tit coup de volvo histoire de maintenir une moyenne acceptable, de faire la lessive. Pas beaucoup de vie animale sauf les poissons volants en pagaille, un paille-en-queue solitaire et un papillon jaune égaré et un ou deux moutons qui n'ont pas compris qu'à force 1 ils n'ont pas le droit de sortir. Et, au grand dam de Christine, il reste bon nombre des punaises (qui ne puent heureusement pas) chopées à Tarrafal.
9.59;-25.46; 8 novembre - Brava-Fernando, J3;Apres-midi sous spi pour essayer d'avancer au mieux. Le vent tarde a se lever, ce ne sera que vers 3h ou 4h du matin. Donc on a fait du moteur tout le debut de la nuit. Au matin vent plus stable entre 10 et 15 n, et on passe plus d'une heure a epurer le bateau de ses nids de punaises. Quand il n'y en a plus il y en a encore, malgre les belles photos que Phil en a fait, ça nous degoute un peu tous (plus ou moins bien sûr). Sinon bricolages et nettoyages (du bateau et des marins), Sinon "La-haut" pour Christine, "L'oeil du leopard" pour Yves et "Soudain seuls" pour Philippe sinon sieste, sinon rien.
7.68;-25.33; 9 novembre - Brava-Fernando, J4;Après une après-midi tranquille (Christine cuisine, Yves bricole, Philippe matelote), une nuit ronronnante : l'hydro couine, la jupe arrière clapote, Philippe respire, Volvo a pris le relais pendant le quart du petit matin. Le p'tit déj avalé, long ballet de dauphins devant l'étrave et voilà le premier grain. Si ce n'est pas le pot au noir, ça y ressemble. On affale le gennaker sous la pluie, on monte le génois. Mais ne voilà-t-il pas que le gennaker se déroule tout seul, affalage en urgence un peu sportif. Plus tard, on verra qu'il y a un bug dans notre pratique et le gennak s'est déroulé à l'intérieur de son point d'écoute attaché (pas facile à comprendre même pour un voileux, hein !). La ratatouille promet d'être excellente. Il nous reste 800 milles "as the crow flies" (merci Vic) mais nous on ne va pas aller en ligne droite. A demain... si vous le voulez bien !!
5.70;-25.43; 10 novembre - Brava-Fernando, J5;Depuis hier, pluie, calme, pluie, calme, pluie, calme, on est en plein dans le pot au noir et les gribs ne sont pas très favorables pour les 24 heures à venir, mais bon, on lit, on bricole, on boit des coups, on fait des sudoku, on reboit des coups, on discute, on dort, on transpire, on glande sur l'ordi, on fait des photos, on cuisine, on écrit le résumé du jour et bien d'autres choses encore. Mais juste avant d'envoyer ce mail, une jolie brise anachronique s'est levée du Sud-Ouest, on est au près serré mais au bon cap . On ne vit plus pareil sur un bateau qui penche et qui tape. C'est assis dans le cockpit ou allongé dans sa couchette, point barre.
4.62;-26.51; 11 novembre - Brava-Fernando, J6;Vent du sud,... et où on veut aller nous ? Bon faut pas se plaindre, on a 15 noeuds de vent dans le nez et il pleut et ça va durer toute la journée mais Victor racontait qu'il avait eu enter Réunion et Afrique du Sud 72 heures de rang avec 30 noeuds dans le pif sur un bateau qui fuit de partout. Au moins nous on est au sec. La trace de cette nuit ressemble à un ver de terre dans le bec d'un oiseau avec nos virements de bord et nos deux ou trois heures de moteur. C'en est fini des bricolages et cuisinages. Couchette et purée en poudre. On vient de passer la mi-traversée, Brava est à 625 milles derrière et Fernando à 625 milles devant, enfin devant un peu à gauche. Faudra bien passer à l'est de Saint Pierre et Saint Paul (cailloux à chercher sur la carte et nous dire qui l'a nommé ainsi) pour éviter le contre-courant équatorial.
1.48;-28.89; 13 novembre - Brava-Fernando, J8;Belle brise d'alizé du Sud qui mettent du temps à virer un peu à l'Est, on est toujours au près serré. Nuit un peu remuante car ça bougeait beaucoup. Mais très beau lever de soleil (à voir sur les photos de notre reporter Phil). On pique droit sur les rochers de Saint Pierre et Saint Paul (bon on laissera quand même une marge de 20 milles), ensuite on abat un peu vers Fernando que les augures électroniques nous annoncent pour le 16 au matin. Et il reste des yaourts, tout va bien. Les acras étaient délicieux, voire excellents, le tout est que l'huile de friture bouillante ne sorte pas de la casserole inopinément.
-0.30;-29.84; 14 novembre - Brava-Fernando, J9; Les alizés fermement installés, pas trop fort juste ce qu'il faut. Le gennaker tire le bateau à 4, 5 ou 6 noeuds selon que le vent est à 6, 8, ou 10 noeuds. Magnifique ciel étoilé, la Croix du Sud apparaît juste au-dessus de l'horizon au petit matin. On est finalement passé à ras (7 milles quand même) des rochers de St Pierre et St Paul à la tombée de la nuit, on a juste vu le phare (bien pâlichon) et la lueur de la base brésilienne, p'tète on aurait pu s'inviter.... Ce matin on a pris la première tartine du p'tit déj dans l'hémisphère Nord, et la dernière tartine du p'tit déj dans l'hémisphère sud. Pour ceux qui suivent, qu'est-ce qu'on va manger à midi ?
-2.52;-31,80; 15 novembre - Brava-Fernando, J10; Merci à Evelyne et à Marine via la connexion satellite qui nous ont permis de recevoir l'info première et des infos détaillées sur les attentats d'hier en France. Même si on se sent loin, ça nous impressionne, ça donne une teinte grise et morose à l'avenir de ce conflit. Sur la mer on a beaucoup avancé ces dernières 24 heures, on va même peut-être devoir freiner pour ne pas arriver à l'archipel de Fernando avant le lever du jour demain lundi. Il fait bon dehors mais ça mouille (vagues, embruns, ...), et il fait très chaud dedans ! On a fini la daurade ce midi.
-3,833;-32,404; 16 novembre - Brava-Fernando, J11;On est arrivés à 9h00 du matin après avoir glandé (trois ris et trinquette) une bonne partie de la nuit. Mouillage nickel tout près de la côte, il n'y a qu'un seul autre bateau à voile mais plein de promène-brésiliens. Depuis notre dernier passage, une jetée a été construite et derrière on peut débarquer facilement donc le stress du retournement d'annexe était injustifié. Matinée administrative, et maintenant (dès que Phil et Christine ont siesté) on va en profiter, de Fernando. On reste jusqu'au 20 et il faudra deux jours pour aller à Joao Pessoa.
-3,91;-32,51; 20/11/2015 Fernando-Jacaré, J1;Coucou nous revoilou pour la courte étape Fernando-Jacaré. 240 milles, on y sera dimanche midi. Fernando, c'était une escale de quatre jours pour (re)découvrir la trentaine de plages de l'ile qui s'auto proclament toutes la plus belle plage du monde. C'est vrai qu'elles sont spectaculaires, sable blanc, vagues frémissantes, le pico derrière, l'eau turquoise, on en a bien profité. Jacaré, C'est une marina, près de Joao Pessoa, où Orionde passera noël sans nous.
Bon anniversaire Evelyne
-5,97;-33,77;21/11/2015 Fernando-Jacaré, J2; on se traine (voilure réduite) dans une mer magnifique. Le jour ne se lèvera qu'à 5 heures demain dimanche matin et il ne faut pas arriver avant sur la bouée, on n'aime pas rentrer de nuit, et c'est mieux d'attendre la marée montante. Peu de vie dans l'eau (quasi plus de poissons volants) ni dans l'air (on s'était habitué aux nombreux oiseaux de Fernando (frégates, viuvinha, novinha, atabo, ...sans compter les nombreuses gaivotas différentes). Ca sent l'écurie d'étape pour Orionde.
-7.03;-34.85;22/11/2015, Jacaré au petit matin; On est amarré au ponton d'accueil de la marina, tout est calme reposé, entends-tu les vaguelettes tintinabuler...
Sotavento du Cap-Vert, impressions
Les
iles du Cap-Vert se partagent en deux groupes, les iles au vent
"Barlavento" et les iles sous le vent "Sotavento", sotavento pour finir.
La saison des pluies
Normalement elle est brévissime voire inexistante, mais cette année, il n'a jamais autant plu de mémoire de trentenaire. Jamais il n'y a eu autant de maïs, cela va être une année de bombance disent-ils. Même que dans les hauteurs, le mildiou a failli s'en mêler pour cause d'humidité persistante.
Pour nous c'était un peu moins bien, beaucoup de jours où l'on a remis la balade envisagée pour cause de pluie, de nuage ou de brouillard. Et la saison a commencé avec le cyclone Fred, pendant qu'on était aux Açores et qui nous a fait flippé même qu'on a failli bifurquer vers les Canaries.
Mais bon on a quand même eu notre comptant de belles journées, au compte-gouttes (haha !)
Les babacools de Tarrafal
A Tarrafal , le meilleur mouillage de l'ile de Santiago, il y a une petite dizaine de bateaux, quasi tous français quasi tous là depuis un an ou plus, qui prennent leur temps ou qui cherchent une autre voie, parce que eux ou le bateau ne veut pas aller plus loin. Un peu comme à Dakar il y a quelques dizaines d'années. Surtout que à Dakar, les yachties ne sont plus personna grata et même priés de déguerpir après quelques mois, visa expiré. On a passé quelques bons moments bien arrosés avec Samba, Abitbol, Stella Polaris, Hina. Seul ombre au tableau, ce gros bateau à moteur autrichien avec à son bord trois doberman (deux vrais chiens plus le capitaine) qui hurlent dès que tu passes en annexe à moins de 100 mètres
Beto, Eurico, Francelinho et les autres
Des Capverdiens, on aura surtout côtoyés ceux qui viennent vers nous pour proposer leurs services, pour vendre leur poisson, pour glaner quelques cigarettes. Et ils sont tous aussi gentils les uns que les autres, pas vraiment quémandeurs, avec une grosse envie de communiquer, et ravis qu'on parle le portugais. Mais l'erreur aura été de ne pas faire l'effort avant d'arriver d'apprendre quelques rudiments de créole (facile, les mots viennent du portugais, les constructions sont simplistes mais il faut quand même des bases).
Donc merci à Beto pour avoir si bien gardé/nettoyé l'annexe, à Alberto pour nous avoir aidé à mouiller à Brava et de nous avoir péché les dernières langoustes du Cap Vert, à Francelinho pour nous avoir remonté la première coryphène du voyage et montré la belle plage de Sao Nicolau, à Eurico pour nous avoir rassuré à Praia, à Nadie pour nous avoir monté les chemins reculés de Sao Nicolau,
La vue du sommet du volcan de Fogo
Une éclaircie dans la saison des pluies, une coïncidence heureuse, un peu de chance et de volontarisme et on a eu la plus belle journée qu'on pouvait imaginer au volcan de Fogo (voir ailleurs pour les détails de la balade). Depuis les 2890 m du sommet on voyait tout l'archipel, je dis bien tout. Sao Vicente et Santo Antao les montagneuses à 350 km au nord-ouest, Boa Vista et Sal les plates à 150 km au nord-est, Santiago et Brava les voisines claires comme l'ile du Levant un jour de mistral. Magique. Bon il y en a qui ont vu la Corse depuis les hauteurs de Nice ou le Mont-Blanc depuis le Ballon d'Alsace ça doit faire le même effet.
Praia de tous les dangers
Qu'est-ce qu'on n'a pas entendu sur Radio ponton au sujet du mouillage de Praia ? Les nageurs qui viennent jusqu'à ton bateau, les ordinateurs qui disparaissent pendant ton sommeil, les pêcheurs qui tournent à fond la caisse autour de toi, Les annexes qui se détachent, le gang des moteurs hors-bord,...
Autant dire qu'on y allait à reculons mais il fallait bien prendre Philippe à l'aéroport.
Mais en fait, on y a trouvé le mouillage le plus calme de l'archipel, un ponton tout proche pour laisser l'annexe, des baraques avec de la cachupa et de la bière à 50 m, des gardiens d'annexes gentils comme tout et si tristes de nous voir partir, des taxis ponctuels.
Comme quoi les circonstances ne sont pas toujours les même pour tout le monde à tous les coups.
Maio l'ignorée
Ben voilà, on n'y est pas allé. Il fallait faire un détour, il paraît que c'est une copie de Boa Vista, Laurent et Shu In de Galatée nous ont dit que le débarquement n'était pas facile. On a zappé, faut bien regretter quelques trucs.
Brava, last but not least
On va quand même pas ne montrer que Praia la capitale à Philippe. Direction Brava, l'ile la plus à l'ouest, la plus proche de l'Amérique. Bonne pioche. Un joli mouillage dans le port de Furna avec un bout à terre, Alberto nous guide pour mettre l'ancre et le boute. On est tout seul. Un petit coup d'aluguer pour voir Nova Cintra... dans le brouillard. C'est très très vert, en fait c'est une sorte de serre naturelle chaleur et brouillard se combinent pour faire pousser les fleurs et les bananes.
Heureusement le lendemain c'est clair voire ensoleillé. Cette île a gardé plus que les autres un côté portugais et la place de Nova Cintra vaut celle de Vila do Porto sur Santa Maria aux Açores.
On y est resté 48 heures mais on en part avec peut-être un meilleur souvenir que les 15 jours à Mindelo.
La saison des pluies
Normalement elle est brévissime voire inexistante, mais cette année, il n'a jamais autant plu de mémoire de trentenaire. Jamais il n'y a eu autant de maïs, cela va être une année de bombance disent-ils. Même que dans les hauteurs, le mildiou a failli s'en mêler pour cause d'humidité persistante.
Pour nous c'était un peu moins bien, beaucoup de jours où l'on a remis la balade envisagée pour cause de pluie, de nuage ou de brouillard. Et la saison a commencé avec le cyclone Fred, pendant qu'on était aux Açores et qui nous a fait flippé même qu'on a failli bifurquer vers les Canaries.
Mais bon on a quand même eu notre comptant de belles journées, au compte-gouttes (haha !)
Les babacools de Tarrafal
A Tarrafal , le meilleur mouillage de l'ile de Santiago, il y a une petite dizaine de bateaux, quasi tous français quasi tous là depuis un an ou plus, qui prennent leur temps ou qui cherchent une autre voie, parce que eux ou le bateau ne veut pas aller plus loin. Un peu comme à Dakar il y a quelques dizaines d'années. Surtout que à Dakar, les yachties ne sont plus personna grata et même priés de déguerpir après quelques mois, visa expiré. On a passé quelques bons moments bien arrosés avec Samba, Abitbol, Stella Polaris, Hina. Seul ombre au tableau, ce gros bateau à moteur autrichien avec à son bord trois doberman (deux vrais chiens plus le capitaine) qui hurlent dès que tu passes en annexe à moins de 100 mètres
Beto, Eurico, Francelinho et les autres
Des Capverdiens, on aura surtout côtoyés ceux qui viennent vers nous pour proposer leurs services, pour vendre leur poisson, pour glaner quelques cigarettes. Et ils sont tous aussi gentils les uns que les autres, pas vraiment quémandeurs, avec une grosse envie de communiquer, et ravis qu'on parle le portugais. Mais l'erreur aura été de ne pas faire l'effort avant d'arriver d'apprendre quelques rudiments de créole (facile, les mots viennent du portugais, les constructions sont simplistes mais il faut quand même des bases).
Donc merci à Beto pour avoir si bien gardé/nettoyé l'annexe, à Alberto pour nous avoir aidé à mouiller à Brava et de nous avoir péché les dernières langoustes du Cap Vert, à Francelinho pour nous avoir remonté la première coryphène du voyage et montré la belle plage de Sao Nicolau, à Eurico pour nous avoir rassuré à Praia, à Nadie pour nous avoir monté les chemins reculés de Sao Nicolau,
La vue du sommet du volcan de Fogo
Une éclaircie dans la saison des pluies, une coïncidence heureuse, un peu de chance et de volontarisme et on a eu la plus belle journée qu'on pouvait imaginer au volcan de Fogo (voir ailleurs pour les détails de la balade). Depuis les 2890 m du sommet on voyait tout l'archipel, je dis bien tout. Sao Vicente et Santo Antao les montagneuses à 350 km au nord-ouest, Boa Vista et Sal les plates à 150 km au nord-est, Santiago et Brava les voisines claires comme l'ile du Levant un jour de mistral. Magique. Bon il y en a qui ont vu la Corse depuis les hauteurs de Nice ou le Mont-Blanc depuis le Ballon d'Alsace ça doit faire le même effet.
Praia de tous les dangers
Qu'est-ce qu'on n'a pas entendu sur Radio ponton au sujet du mouillage de Praia ? Les nageurs qui viennent jusqu'à ton bateau, les ordinateurs qui disparaissent pendant ton sommeil, les pêcheurs qui tournent à fond la caisse autour de toi, Les annexes qui se détachent, le gang des moteurs hors-bord,...
Autant dire qu'on y allait à reculons mais il fallait bien prendre Philippe à l'aéroport.
Mais en fait, on y a trouvé le mouillage le plus calme de l'archipel, un ponton tout proche pour laisser l'annexe, des baraques avec de la cachupa et de la bière à 50 m, des gardiens d'annexes gentils comme tout et si tristes de nous voir partir, des taxis ponctuels.
Comme quoi les circonstances ne sont pas toujours les même pour tout le monde à tous les coups.
Maio l'ignorée
Ben voilà, on n'y est pas allé. Il fallait faire un détour, il paraît que c'est une copie de Boa Vista, Laurent et Shu In de Galatée nous ont dit que le débarquement n'était pas facile. On a zappé, faut bien regretter quelques trucs.
Brava, last but not least
On va quand même pas ne montrer que Praia la capitale à Philippe. Direction Brava, l'ile la plus à l'ouest, la plus proche de l'Amérique. Bonne pioche. Un joli mouillage dans le port de Furna avec un bout à terre, Alberto nous guide pour mettre l'ancre et le boute. On est tout seul. Un petit coup d'aluguer pour voir Nova Cintra... dans le brouillard. C'est très très vert, en fait c'est une sorte de serre naturelle chaleur et brouillard se combinent pour faire pousser les fleurs et les bananes.
Heureusement le lendemain c'est clair voire ensoleillé. Cette île a gardé plus que les autres un côté portugais et la place de Nova Cintra vaut celle de Vila do Porto sur Santa Maria aux Açores.
On y est resté 48 heures mais on en part avec peut-être un meilleur souvenir que les 15 jours à Mindelo.
Octobre au Cap-Vert
Ile de Brava
Ile la plus à l'Ouest de l'archipel, la plus petite (70 km2 et 6000 habitants), la plus verte et la plus sympathique selon les guides, et nous sommes d'accord ! Le mot "brava", au masculin bravo, signifie "sauvage" en portugais.
On y a passé 48 heures au port de Furna sur la côte Est, on s'est baladé dans le brouillard le premier jour, on se serait cru dans le Jura à l'automne, mais au soleil le deuxième jour (petite heure à pied jusqu'à Nossa Signora da Monte depuis Nova Sintra). Le paysage ressemble à ceux de Santo Antoa mais en plus sauvage. Très bon contact avec Alberto le pêcheur/plongeur qui accueille les voiliers de passage. Nous avons pu déguster grâce à lui des pâtes à la langouste (fifty-fifty) durant notre première journée de traversée, le grand luxe !
Ile de Santiago
C'est la plus grande île du Cap Vert (presque 1000 km2) et la plus peuplée (250 000 hab). On a mouillé à Tarrafal, au Nord de l'île, mouillage qu'on connaissait déjà. Petite baie avec plage de sable blanc fin très agréable, peu de voiliers (les mêmes bateaux ventouses qu'il y a deux ans, comme à Boa Vista), beaucoup de pêcheurs avec une plage très animée autour de 13h lors du retour de pêche.
On va y rester deux semaines, il y règne une certaine douceur de vivre, c'est de là qu'on va faire notre expédition vers Fogo, et c'est mieux là pour attendre l'arrivée de Philippe.
C'est encore la saison des pluies, en montagne le maïs souffre de trop d'eau ..... Au marché on trouve toujours les beignets de murène mais on aime moins ça, on trouve aussi des petits restau où manger le tiboudiène sénégalais et ça nous rappelle des bons souvenirs. Beaucoup de bars restaurants dans cette petite ville de Tarrafal (la deuxième ville de l'île quand même), souvent tenus par des émigrants revenus au pays après avoir travaillé 30 ou 35 ans en France.
Bon contact avec les pêcheurs de la plage, avec Beto l'ex-pêcheur, et avec Zinha la tenancière d'un petit restau du marché. Le fait de parler portugais facilite énormément les contacts, on aurait pu apprendre le crioulo aussi .... mais on ne l'a pas fait.
Praia: la grande ville, 2 heures de route depuis Tarrafal, avec une réputation d'insécurité nocturne essentiellement. On y restera 48 heures et grâce à la gentillesse de Eurico et Minster notre séjour avec Orionde s'y sera très bien passé.
Lors de notre expédition à Fogo on en a profité pour aller voir Cidade Velha, la première ville du Cap Vert, avec son pilori qui rappelle les châtiments infligés aux esclaves qui tentaient de s'enfuir. Petit marché artisanal avec exposition sur l'histoire de la ville, des efforts louables pour tenter de continuer à faire vivre cette ancienne ville. Belle forteresse en haut de la ville avec très belle vue.
La courte escale qu'on y fera pour chercher Philippe à l'avion se passera très bien finalement, mouillage surveillé par un capverdien de Sao Vicente et ponton du fuel pour laisser l'annexe en toute sécurité. On finira même par trouver, trop tard mais tant pis, la boutique avec des légumes et fruits de qualité, ainsi que du beurre .... au total impression très positive finalement.
Ile de Fogo
C'est l'île du point culminant du Cap Vert, le volcan Grand Pico (même nom qu'aux Açores et quasi la même altitude, 2829 mètres ici au Cap Vert). Le terrain de la caldeira autour de la base du volcan a été très propice aux cultures, en particulier à la vigne, avec un vin de Fogo très très réputé, et une vie commune agricole qui semblait tout à fait intéressante. Temps passé puisqu'avec l'éruption de ce volcan (pas le Grand Pico mais le Petit Pico) en 2014 beaucoup de maison et d'hectares de vignes ont été ensevelis sous la lave. La route est bloquée pour arriver aux villages de la caldeira, ou à ce qu'il en reste ... On a eu de la chance car on a eu un bon créneau météo, bravo au flair de Yves, et on a pu faire l'ascension du Petit et du grand Pico par très beau temps, avec un guide local, Fabio, et d'autres touristes français. Montée un peu rapide, fatigante, mais belle traversée du grand Pico avec redescente en ramasse dans un pierrier sur 800 mètres environ de dénivelé. Au total, l'ascension est donc plus facile que celle du Pico des A_ores, mais le guide était nécessaire pour l'itinéraire et en cas de mauvais temps, ce qui arrive souvent même lorsque la journée commence bien... Le paysage est grandiose, c'est très minéral, il y a des belles roches partout, des couleurs du jaune-soufre au marron noir de la lave en passant par le rouge-rouille, et parfois le vert d'un pied de vigne ou d'une pousse de thym-citronnelle local. D'en haut on voit les autres îles du Cap Vert, pas toutes, mais certaines qui sont loin, à 300 km ou plus.
Pour nous ça a été une expédition, on a réussi à faire tout ça en restant 24 heures seulement sur l'île de Fogo, et en s'éloignant du bateau pour seulement 48 h (dont une nuit à Praia), car on ne voulait pas laisser Orionde trop longtemps seul.
Ile de Boa Vista
Ile presque deux fois plus grande que Sao Nicolau et deux fois moins peuplée. Pas de montagne ici, mais beaucoup de sable blanc et eaux turquoises, avec donc beaucoup de touristes. On y est resté une petite semaine, le temps de:
- faire copain avec le proprio de Okeanos, un belge de 70 ans qui a beaucoup bourlingué en Afrique et au Cap Vert, sympa, dommage que son bateau ne soit plus bon qu'à être coulé ....
- faire une très belle balade dans l'île en quad, eh oui, vous avez bien lu, en quad. C'était soit ça soit la 4x4, alors on a préféré le quad et Yves s'est beaucoup amusé à le conduire. On a vu des très très beaux paysages, surtout de mer et de dunes, ça rappelait le Sahara à Yves, et on n'a pas du tout été ennuyé par les autres touristes. Dommage que sur la fin de la journée le temps ait été gris et pluvieux, ça arrive parfois ici
- réaliser qu'il y a aussi de l'ultra-trail ici (150 km) mais que certains dédaignent....
- bien se repérer dans la ville de Sal Rei, depuis la lavandière jusqu'à la bonne boulangerie (on y trouve du pain "rustique") en passant par le supermarché italien (Boas Compras)
- visiter la petite île de Sal Rei, on en fait le tour en une heure et demi, balade sympa
Ile la plus à l'Ouest de l'archipel, la plus petite (70 km2 et 6000 habitants), la plus verte et la plus sympathique selon les guides, et nous sommes d'accord ! Le mot "brava", au masculin bravo, signifie "sauvage" en portugais.
On y a passé 48 heures au port de Furna sur la côte Est, on s'est baladé dans le brouillard le premier jour, on se serait cru dans le Jura à l'automne, mais au soleil le deuxième jour (petite heure à pied jusqu'à Nossa Signora da Monte depuis Nova Sintra). Le paysage ressemble à ceux de Santo Antoa mais en plus sauvage. Très bon contact avec Alberto le pêcheur/plongeur qui accueille les voiliers de passage. Nous avons pu déguster grâce à lui des pâtes à la langouste (fifty-fifty) durant notre première journée de traversée, le grand luxe !
Ile de Santiago
C'est la plus grande île du Cap Vert (presque 1000 km2) et la plus peuplée (250 000 hab). On a mouillé à Tarrafal, au Nord de l'île, mouillage qu'on connaissait déjà. Petite baie avec plage de sable blanc fin très agréable, peu de voiliers (les mêmes bateaux ventouses qu'il y a deux ans, comme à Boa Vista), beaucoup de pêcheurs avec une plage très animée autour de 13h lors du retour de pêche.
On va y rester deux semaines, il y règne une certaine douceur de vivre, c'est de là qu'on va faire notre expédition vers Fogo, et c'est mieux là pour attendre l'arrivée de Philippe.
C'est encore la saison des pluies, en montagne le maïs souffre de trop d'eau ..... Au marché on trouve toujours les beignets de murène mais on aime moins ça, on trouve aussi des petits restau où manger le tiboudiène sénégalais et ça nous rappelle des bons souvenirs. Beaucoup de bars restaurants dans cette petite ville de Tarrafal (la deuxième ville de l'île quand même), souvent tenus par des émigrants revenus au pays après avoir travaillé 30 ou 35 ans en France.
Bon contact avec les pêcheurs de la plage, avec Beto l'ex-pêcheur, et avec Zinha la tenancière d'un petit restau du marché. Le fait de parler portugais facilite énormément les contacts, on aurait pu apprendre le crioulo aussi .... mais on ne l'a pas fait.
Praia: la grande ville, 2 heures de route depuis Tarrafal, avec une réputation d'insécurité nocturne essentiellement. On y restera 48 heures et grâce à la gentillesse de Eurico et Minster notre séjour avec Orionde s'y sera très bien passé.
Lors de notre expédition à Fogo on en a profité pour aller voir Cidade Velha, la première ville du Cap Vert, avec son pilori qui rappelle les châtiments infligés aux esclaves qui tentaient de s'enfuir. Petit marché artisanal avec exposition sur l'histoire de la ville, des efforts louables pour tenter de continuer à faire vivre cette ancienne ville. Belle forteresse en haut de la ville avec très belle vue.
La courte escale qu'on y fera pour chercher Philippe à l'avion se passera très bien finalement, mouillage surveillé par un capverdien de Sao Vicente et ponton du fuel pour laisser l'annexe en toute sécurité. On finira même par trouver, trop tard mais tant pis, la boutique avec des légumes et fruits de qualité, ainsi que du beurre .... au total impression très positive finalement.
Ile de Fogo
C'est l'île du point culminant du Cap Vert, le volcan Grand Pico (même nom qu'aux Açores et quasi la même altitude, 2829 mètres ici au Cap Vert). Le terrain de la caldeira autour de la base du volcan a été très propice aux cultures, en particulier à la vigne, avec un vin de Fogo très très réputé, et une vie commune agricole qui semblait tout à fait intéressante. Temps passé puisqu'avec l'éruption de ce volcan (pas le Grand Pico mais le Petit Pico) en 2014 beaucoup de maison et d'hectares de vignes ont été ensevelis sous la lave. La route est bloquée pour arriver aux villages de la caldeira, ou à ce qu'il en reste ... On a eu de la chance car on a eu un bon créneau météo, bravo au flair de Yves, et on a pu faire l'ascension du Petit et du grand Pico par très beau temps, avec un guide local, Fabio, et d'autres touristes français. Montée un peu rapide, fatigante, mais belle traversée du grand Pico avec redescente en ramasse dans un pierrier sur 800 mètres environ de dénivelé. Au total, l'ascension est donc plus facile que celle du Pico des A_ores, mais le guide était nécessaire pour l'itinéraire et en cas de mauvais temps, ce qui arrive souvent même lorsque la journée commence bien... Le paysage est grandiose, c'est très minéral, il y a des belles roches partout, des couleurs du jaune-soufre au marron noir de la lave en passant par le rouge-rouille, et parfois le vert d'un pied de vigne ou d'une pousse de thym-citronnelle local. D'en haut on voit les autres îles du Cap Vert, pas toutes, mais certaines qui sont loin, à 300 km ou plus.
Pour nous ça a été une expédition, on a réussi à faire tout ça en restant 24 heures seulement sur l'île de Fogo, et en s'éloignant du bateau pour seulement 48 h (dont une nuit à Praia), car on ne voulait pas laisser Orionde trop longtemps seul.
Ile de Boa Vista
Ile presque deux fois plus grande que Sao Nicolau et deux fois moins peuplée. Pas de montagne ici, mais beaucoup de sable blanc et eaux turquoises, avec donc beaucoup de touristes. On y est resté une petite semaine, le temps de:
- faire copain avec le proprio de Okeanos, un belge de 70 ans qui a beaucoup bourlingué en Afrique et au Cap Vert, sympa, dommage que son bateau ne soit plus bon qu'à être coulé ....
- faire une très belle balade dans l'île en quad, eh oui, vous avez bien lu, en quad. C'était soit ça soit la 4x4, alors on a préféré le quad et Yves s'est beaucoup amusé à le conduire. On a vu des très très beaux paysages, surtout de mer et de dunes, ça rappelait le Sahara à Yves, et on n'a pas du tout été ennuyé par les autres touristes. Dommage que sur la fin de la journée le temps ait été gris et pluvieux, ça arrive parfois ici
- réaliser qu'il y a aussi de l'ultra-trail ici (150 km) mais que certains dédaignent....
- bien se repérer dans la ville de Sal Rei, depuis la lavandière jusqu'à la bonne boulangerie (on y trouve du pain "rustique") en passant par le supermarché italien (Boas Compras)
- visiter la petite île de Sal Rei, on en fait le tour en une heure et demi, balade sympa
Barlavento du Cap-Vert, bons moments et petites déceptions
Quelques digressions sur les Iles au vent " Barlavento", avant de partir demain vers les iles sous le vent "Sotavento"
Les petites joies, les grands moments,les petits désagréments, ... sans aucun ordre comme d'hab !
Santa Luzia la déserte et cruelle, Yves le regrette encore, on n'a pas débarqué. C'était un pèlerinage à ne pas rater, une belle escale d'il y a 38 ans. On était deux bateaux, Shieldaig et Drac (qui partait pour son deuxième tour du monde avec X et Y - j'ai oublié les prénoms - des vieux de 55 ans au moins). C'était notre première partie de pêche sous-marine, je n'avais rien pris, mais c'était excitant, on avait fait une magnifique balade sur la plage au vent, encombrée - c'est peu de le dire - de filets, de bouées en verre, de bois flottés, de trésors divers et variés. Bon mais cette fois on n'est pas allé à terre: on était tout seul au mouillage, il y avait des rafales peu sympathiques, la chaine raguait sur des cailloux épars, Christine n'était pas motivée (litote ?), Etoile (un cata rencontré à Mindelo - voir plus loin) s'était retourné avec son annexe en arrivant sur la plage.... On est resté au bateau et on est reparti au petit matin vers Sao Nicolau
Boa Vista, un morceau de Sahara perdu dans l'Atlantique, disent-ils dans les livres et c'est vrai. L'ile est plate avec quelques pitons qui n'atteignent pas 300 mètres, une misère pour toutes ces iles de l'Atlantique. Il y a d'immenses (enfin bon suffisamment grands pour qu'on en voit pas le bout mais on rappellera que, quand on est debout avec des yeux à 1m 50 du sol, l'horizon n'est qu'à 5 km)... je disais donc d'immenses déserts de cailloux, des dunes de sable comme en Mauritanie, des oasis avec leur palmiers et des chèvres, en veux-tu en voilà comme dans tout désert qui se respecte. Et nous, en bon touriste acceptant ses contradictions, on a loué un quad et on est allé traverser tout ça sur cet engin qui passe partout partout, tout heureux de revivre un peu les virées dans le désert d'il y a quelques années.
On est hors saison, les bateaux voyageurs sont encore aux Canaries, les Alizés ne sont pas encore bien établis, il peut pleuvoir. D'ailleurs il pleut aujourd'hui. C'est en Novembre que les Iles du Cap-Vet sont prises d'assaut (l'ARC y passe avec une cinquantaine de bateaux inscrits). Donc il y a peu de bateaux et c'est pas qu'on n'ait rien à se dire tous les deux mais on regrette un peu de ne pas avoir de compagnie pour l'apéro, pour les balades, pour refaire le tour du monde. Bon, il y a quand même eu Bob et Françoise sur le Cata Etoile, qui partent faire le tour par le Cap-Horn sur un bateau à leur mesure, sans voiles, que Bob a laissées au ponton après ses routes du Rhum et ses Figaro. Jo et Jenny les franco-anglais sur Arkel, minimalistes et végétaliens et voileux un peu intégristes sur leur petit bateau de 9 mètres. Laurent et Shu Yin les franco-chinois qui partent vers Ushuaia mais on a finalement plus communiqué par Whatsapp que dans un cockpit. Okeanos avec Claude le belge, aventurier s'il en est encore qui s'est installé ici il y a 20 ans. Mais son bateau pourrit dans le port de Boa Vista, il est à prendre ou à couler .....
Les balades à pied, alors là c'était royal. Il y a eu celle au phare de San Pedro, au sud de Mindelo sur un chemin si vertigineux qu'Yves n'a pas desserré les dents de tout l'aller-retour mais que c'était beau ce sentier de 50 cm qui serpente le long de la falaise entre 0 et 100 mètres au-dessus de la mer toute verte.
Il y a eu les deux magnifiques randonnées à Santo Antao avec Pascale, deux fois 5 heures de marche sur des chemins muletiers pavés (j'en ai compté 40 000 000) datant du siècle d'avant le dernier avec des villages perchés dans la montagne. C'est peut-être comme ça le Népal sauf qu'il n'y a pas la mer.
Il y a eu celles de Sao Nicolau, pour l'une on avait pris les services de Nadi, un guide local et on a bien fait car le sentier avait disparu par endroit suite au cyclone (on dit furacao en portugais, ça sonne comme furoncle) Fred. Cette traversée du Monte Gordo avec redescente sur la mer était extraordinaire.
Evidemment , les lendemains et les surlendemains étaient un peu difficiles.
Le poisson est omniprésent au Cap-Vert : Garoupa, Atum, Serra, Dourado on aura compris Mérou, Thon, Barracuda, Dorade. Les pêcheurs partent dans la nuit (et nous réveillent par la même occasion) et reviennent au petit matin. C'est très organisé, les pêcheurs (que des hommes) pèsent des bassines de poissons et les vendent aux poissonniers (que des femmes) qui les revendent au détail avec un bénéfice royal de un demi-euro le kilo. Et même il y en a des poissonnières qui partent avec leur bassine sur la tête sur les sentiers pavés dont on a déjà parlé pour aller vendre leur poisson dans les villages reculés qui n'ont pas d'accès en voiture.
Le poisson donc on l'achète souvent, on le pêche un peu. On s'est essayé à la pêche sous-marine, pas brillant avec quelques petits poissons pas savoureux du tout. Avec Francelinho on s'est essayé à la pêche à la traine et là on a enfin pris une belle coryphène. Et toujours avec Francelinho on s'est essayé à la pêche à la palangrotte et cela a donné trois petits rougets excellents.
Le poisson, on l'a donc et on le fait cuire.
On l'aime bien cru ou plutôt cuit dans du jus de citron vert avec une bonne lampée de lait de coco. Dans une autre vie, on allait chercher la noix de coco au pied de l'arbre (on n'essayera pas de faire croire qu'on y montait), on ouvrait notre
noix (50 coups de machettes au moins conte trois ou quatre pour les autochtones), on râpait notre noix de coco (râpe en forme d'éperon de cavalier fixée au bout d'une planchette sur laquelle on s'assoit)... Maintenant on ouvre une mini-brique de lait de coco pasteurisé, c'est finalement aussi bon.
On l'aime bien aussi coupé en fines lamelles et juste poêlé quelques secondes et arrosé de sauce soja plus oignons.
Et on est devenu fan des acras (recette antillaise by Vic & Sarah) qu'on vous livre telle quelle.
Les autochtones sont très sympas et suivent bien leur devise "no stress". Les rapports avec eux sont faciles, plus que faciles surtout quand on parle le portugais même si finalement c'est aussi une langue étrangère pour eux. Que ce soit avec le pêcheur Francelinho, avec le guide Nadi, avec la directrice d'école Risethe, avec la couturière de Mindelo, avec les marinheiros de la marina, avec tous les chauffeurs de taxi (aluguer on dit ici) plus ou moins collectifs, avec tous les commerçants, les échanges sont cordiaux et souriants, c'est tapes sur l'épaule, "Tudo bem" à tout bout de champ, même si au bout du compte on est plutôt sur la réserve, on ne partage pas grand-chose, chacun son monde. Faut dire que c'est comme en Afrique, c'est toujours nous qui avons les cigarettes... à moins que ce soit une histoire d'âge.
Mindelo, la ville de Cesaria, musique à tous les étages le mercredi, le vendredi et le samedi, Mindelo et sa marina (quel repos d'avoir son bateau avec deux amarres et une pendille quand les bateaux au mouillage se dandinent et se tortillent sous 30 noeuds de vent), Mindelo et sa cuisinière Loutchka qui tient entre autres une guinguette au bord de l'eau où Capverdiens et quelques touristes viennent s'empiffrer de recettes, de musique et de danse locales, Mindelo l'aride, où pas grand-chose ne pousse entre les pierres, Mindelo et la tête couchée sui surveille la ville (Washington disent les physionomistes), Mindelo la torride quand le vent s'arrête (on en a au plusieurs des jours sans vent, c'est alors pénible de se réveiller le matin, pénible de se balader, pénible de tenir jusqu'à 17 heures que cela se rafraichisse un peu).
La tourista à laquelle on n'échappe pas surtout quand on ne regarde pas trop ce que l'on mange. On n'y a pas échappé. Ca vide, au figuré et au propre (si on veut !). Les anglo-saxons disent des fruits et légumes dans ces pays "peel it, cook it or forget it", mais nous on ne peut pas. Et il faut bien s'immuniser doucement ...
Les traversées entre les îles, jusqu'ici rien à redire et rien à voir avec ce qu'on a connu aux Açores (on se rappelle encore des 30 heures de moteur entre Horta et Sao Miguel avec 20 noeuds de vent pile dans le nez !). Ici on aura eu à chaque fois un vent tout à fait maniable, pas toujours dans le bon sens, faut pas rêver. L'alizé vient de l'est et Boa Vista est justement à l'est de Sao Nicolau et quand on fait le canal entre Santo Antao et Sao Vicente dans les deux sens sûr qu'on aura le courant contre une fois !
Et toujours et encore... Bricolage et Nettoyage qui sont les deux mamelles de la croisière réussie. On essaye de se tenir à notre carnet d'entretien, on bichonne les batteries, les voiles, la coque, le moteur, le vérin du safran, l'hydrogénérateur, toutes choses indispensables et on a aussi une liste de petits trucs à faire pour s'occuper s'il y a besoin. Et la liste des affaires à rapporter de France s'allonge. Mais pour le moment, pas de panne significative, on touche de l'alu pour que ça continue.
Les petites joies, les grands moments,les petits désagréments, ... sans aucun ordre comme d'hab !
Santa Luzia la déserte et cruelle, Yves le regrette encore, on n'a pas débarqué. C'était un pèlerinage à ne pas rater, une belle escale d'il y a 38 ans. On était deux bateaux, Shieldaig et Drac (qui partait pour son deuxième tour du monde avec X et Y - j'ai oublié les prénoms - des vieux de 55 ans au moins). C'était notre première partie de pêche sous-marine, je n'avais rien pris, mais c'était excitant, on avait fait une magnifique balade sur la plage au vent, encombrée - c'est peu de le dire - de filets, de bouées en verre, de bois flottés, de trésors divers et variés. Bon mais cette fois on n'est pas allé à terre: on était tout seul au mouillage, il y avait des rafales peu sympathiques, la chaine raguait sur des cailloux épars, Christine n'était pas motivée (litote ?), Etoile (un cata rencontré à Mindelo - voir plus loin) s'était retourné avec son annexe en arrivant sur la plage.... On est resté au bateau et on est reparti au petit matin vers Sao Nicolau
Boa Vista, un morceau de Sahara perdu dans l'Atlantique, disent-ils dans les livres et c'est vrai. L'ile est plate avec quelques pitons qui n'atteignent pas 300 mètres, une misère pour toutes ces iles de l'Atlantique. Il y a d'immenses (enfin bon suffisamment grands pour qu'on en voit pas le bout mais on rappellera que, quand on est debout avec des yeux à 1m 50 du sol, l'horizon n'est qu'à 5 km)... je disais donc d'immenses déserts de cailloux, des dunes de sable comme en Mauritanie, des oasis avec leur palmiers et des chèvres, en veux-tu en voilà comme dans tout désert qui se respecte. Et nous, en bon touriste acceptant ses contradictions, on a loué un quad et on est allé traverser tout ça sur cet engin qui passe partout partout, tout heureux de revivre un peu les virées dans le désert d'il y a quelques années.
On est hors saison, les bateaux voyageurs sont encore aux Canaries, les Alizés ne sont pas encore bien établis, il peut pleuvoir. D'ailleurs il pleut aujourd'hui. C'est en Novembre que les Iles du Cap-Vet sont prises d'assaut (l'ARC y passe avec une cinquantaine de bateaux inscrits). Donc il y a peu de bateaux et c'est pas qu'on n'ait rien à se dire tous les deux mais on regrette un peu de ne pas avoir de compagnie pour l'apéro, pour les balades, pour refaire le tour du monde. Bon, il y a quand même eu Bob et Françoise sur le Cata Etoile, qui partent faire le tour par le Cap-Horn sur un bateau à leur mesure, sans voiles, que Bob a laissées au ponton après ses routes du Rhum et ses Figaro. Jo et Jenny les franco-anglais sur Arkel, minimalistes et végétaliens et voileux un peu intégristes sur leur petit bateau de 9 mètres. Laurent et Shu Yin les franco-chinois qui partent vers Ushuaia mais on a finalement plus communiqué par Whatsapp que dans un cockpit. Okeanos avec Claude le belge, aventurier s'il en est encore qui s'est installé ici il y a 20 ans. Mais son bateau pourrit dans le port de Boa Vista, il est à prendre ou à couler .....
Les balades à pied, alors là c'était royal. Il y a eu celle au phare de San Pedro, au sud de Mindelo sur un chemin si vertigineux qu'Yves n'a pas desserré les dents de tout l'aller-retour mais que c'était beau ce sentier de 50 cm qui serpente le long de la falaise entre 0 et 100 mètres au-dessus de la mer toute verte.
Il y a eu les deux magnifiques randonnées à Santo Antao avec Pascale, deux fois 5 heures de marche sur des chemins muletiers pavés (j'en ai compté 40 000 000) datant du siècle d'avant le dernier avec des villages perchés dans la montagne. C'est peut-être comme ça le Népal sauf qu'il n'y a pas la mer.
Il y a eu celles de Sao Nicolau, pour l'une on avait pris les services de Nadi, un guide local et on a bien fait car le sentier avait disparu par endroit suite au cyclone (on dit furacao en portugais, ça sonne comme furoncle) Fred. Cette traversée du Monte Gordo avec redescente sur la mer était extraordinaire.
Evidemment , les lendemains et les surlendemains étaient un peu difficiles.
Le poisson est omniprésent au Cap-Vert : Garoupa, Atum, Serra, Dourado on aura compris Mérou, Thon, Barracuda, Dorade. Les pêcheurs partent dans la nuit (et nous réveillent par la même occasion) et reviennent au petit matin. C'est très organisé, les pêcheurs (que des hommes) pèsent des bassines de poissons et les vendent aux poissonniers (que des femmes) qui les revendent au détail avec un bénéfice royal de un demi-euro le kilo. Et même il y en a des poissonnières qui partent avec leur bassine sur la tête sur les sentiers pavés dont on a déjà parlé pour aller vendre leur poisson dans les villages reculés qui n'ont pas d'accès en voiture.
Le poisson donc on l'achète souvent, on le pêche un peu. On s'est essayé à la pêche sous-marine, pas brillant avec quelques petits poissons pas savoureux du tout. Avec Francelinho on s'est essayé à la pêche à la traine et là on a enfin pris une belle coryphène. Et toujours avec Francelinho on s'est essayé à la pêche à la palangrotte et cela a donné trois petits rougets excellents.
Le poisson, on l'a donc et on le fait cuire.
On l'aime bien cru ou plutôt cuit dans du jus de citron vert avec une bonne lampée de lait de coco. Dans une autre vie, on allait chercher la noix de coco au pied de l'arbre (on n'essayera pas de faire croire qu'on y montait), on ouvrait notre
noix (50 coups de machettes au moins conte trois ou quatre pour les autochtones), on râpait notre noix de coco (râpe en forme d'éperon de cavalier fixée au bout d'une planchette sur laquelle on s'assoit)... Maintenant on ouvre une mini-brique de lait de coco pasteurisé, c'est finalement aussi bon.
On l'aime bien aussi coupé en fines lamelles et juste poêlé quelques secondes et arrosé de sauce soja plus oignons.
Et on est devenu fan des acras (recette antillaise by Vic & Sarah) qu'on vous livre telle quelle.
Les autochtones sont très sympas et suivent bien leur devise "no stress". Les rapports avec eux sont faciles, plus que faciles surtout quand on parle le portugais même si finalement c'est aussi une langue étrangère pour eux. Que ce soit avec le pêcheur Francelinho, avec le guide Nadi, avec la directrice d'école Risethe, avec la couturière de Mindelo, avec les marinheiros de la marina, avec tous les chauffeurs de taxi (aluguer on dit ici) plus ou moins collectifs, avec tous les commerçants, les échanges sont cordiaux et souriants, c'est tapes sur l'épaule, "Tudo bem" à tout bout de champ, même si au bout du compte on est plutôt sur la réserve, on ne partage pas grand-chose, chacun son monde. Faut dire que c'est comme en Afrique, c'est toujours nous qui avons les cigarettes... à moins que ce soit une histoire d'âge.
Mindelo, la ville de Cesaria, musique à tous les étages le mercredi, le vendredi et le samedi, Mindelo et sa marina (quel repos d'avoir son bateau avec deux amarres et une pendille quand les bateaux au mouillage se dandinent et se tortillent sous 30 noeuds de vent), Mindelo et sa cuisinière Loutchka qui tient entre autres une guinguette au bord de l'eau où Capverdiens et quelques touristes viennent s'empiffrer de recettes, de musique et de danse locales, Mindelo l'aride, où pas grand-chose ne pousse entre les pierres, Mindelo et la tête couchée sui surveille la ville (Washington disent les physionomistes), Mindelo la torride quand le vent s'arrête (on en a au plusieurs des jours sans vent, c'est alors pénible de se réveiller le matin, pénible de se balader, pénible de tenir jusqu'à 17 heures que cela se rafraichisse un peu).
La tourista à laquelle on n'échappe pas surtout quand on ne regarde pas trop ce que l'on mange. On n'y a pas échappé. Ca vide, au figuré et au propre (si on veut !). Les anglo-saxons disent des fruits et légumes dans ces pays "peel it, cook it or forget it", mais nous on ne peut pas. Et il faut bien s'immuniser doucement ...
Les traversées entre les îles, jusqu'ici rien à redire et rien à voir avec ce qu'on a connu aux Açores (on se rappelle encore des 30 heures de moteur entre Horta et Sao Miguel avec 20 noeuds de vent pile dans le nez !). Ici on aura eu à chaque fois un vent tout à fait maniable, pas toujours dans le bon sens, faut pas rêver. L'alizé vient de l'est et Boa Vista est justement à l'est de Sao Nicolau et quand on fait le canal entre Santo Antao et Sao Vicente dans les deux sens sûr qu'on aura le courant contre une fois !
Et toujours et encore... Bricolage et Nettoyage qui sont les deux mamelles de la croisière réussie. On essaye de se tenir à notre carnet d'entretien, on bichonne les batteries, les voiles, la coque, le moteur, le vérin du safran, l'hydrogénérateur, toutes choses indispensables et on a aussi une liste de petits trucs à faire pour s'occuper s'il y a besoin. Et la liste des affaires à rapporter de France s'allonge. Mais pour le moment, pas de panne significative, on touche de l'alu pour que ça continue.
Un premier mois au Cap Vert
Les iles du Cap-Vert se partagent en deux groupes, les iles au vent "Barlavento" et les iles sous le vent "Sotavento". Barlavento, donc pour le moment.
Ile de Sao Nicolau
Beaucoup de vert (du vert pomme de la jeune pousse d'herbe au vert plus sombre des pins) au milieu de structures minérales volcaniques habituelles (colonnes basaltiques), avec le contraste classique du vert humide et des nuages au Nord, et du noir/ocre très sec au Sud. C'est une île de 400 km2 et 13000 habitants, île montagneuse, avec une réputation d'accueil chaleureux par ses habitants tout à fait véridique. Très peu de touristes. Mouillage un peu rouleur à Tarafal, mais pas de problème pour débarquer sur la plage. On y a fait des ballades à pied, en aluguer ou en voilier.
La traversée de l'île en aluguer prend environ 1 heure, elle est impressionnante de contrastes, et la vila da Ribeira Brava fait très ancienne petite ville coloniale. On se souviendra de la ballade à Fontainhas en plein cagnard et sans pic-nic (!), de la traversée du Monte Gordo (1312 m) avec Nadi par beau temps avec des paysages très diversifiés dont notamment des forêts bien abîmées par l'ouragan Fred, et de la journée sur Orionde avec Francelinho à Baixa da Rocha avec une pêche plus que satisfaisante.
Ile de Santa Luzia
Ile inhabitée, petite et désertique, fréquentée seulement par quelques pêcheurs ou quelques voileux comme nous. On s'y est arrêtée à peine 24 heures, une après-midi à réparer le point d'amure du genaker, et une nuit durant laquelle le vent a bien soufflé.
Ile de Santo Antao
La plus grande (presque 800km2, soit 1/10 ème de l'Isère), la plus haute des îles du Cap Vert (1979 m), pas la plus peuplée (45000 hab). On l'a visitée une fois avec le ferry depuis Sao Vicente, en allant dormir au bout du monde (Cruzinhas), et une autre fois avec Orionde en allant mouiller au sud ouest de l'île. C'est une île assez isolée (pas d'aéroport) mais bien fréquentée par des touristes trekkeurs ou pêcheurs, amateurs des paysages de montagnes aux pieds dans l'eau, avec des pentes abruptes arides ou verdoyantes selon l'orientation.
Les habitants sont assez fiers de leur île car elle en approvisionne d'autres avec sa pêche, ses cultures et son grogue, et même ils pourraient être suspectés de chauvinisme quand à l'endroit où ils vivent sur cette île. Les ballades à pied sont souvent longues, sur des anciens chemins pavés, avec des vues à vous couper le souffle toutes les 5 mn. En voiture (aluguer-taxi) c'est pas mal non plus, très impressionnant, les portugais sont assez forts pour les tracés utilisant au mieux les "à pics".
Très souvent on a l'impression d'être au bout du monde, et il y a plusieurs bouts du monde sur cette île (Tarafal, Montetrigo, Cruzinhas entre autres, à au moins deux ou trois heures en voiture de la ville principale). Et dans ces bouts du monde il y a toujours un ou deux hotels ou bed & b, tout à fait corrects, avis à ceux qui seraient tentés d'aller y passer une semaine de méditation.
Electricité, téléphone, internet quasi partout, tout cela depuis pas très longtemps quand même. La pauvreté ne se voit pas beaucoup, on trouve quasi de tout au supermarché (mercearia), par exemple de la margarine, et le riz vient de Thailande, les enfants sont bien habillés et ne mendient pas. Mais Simao le beau "parleur/conteur", professeur à l'école de Tarrafal, est quand même à la recherche d'aides financières ou matérielles pour ses élèves.
Ile de Sao Vicente
C'est l'île la plus dense en habitants, avec 80 000 hab sur 300 km2, soit un cinquième de la population du Cap Vert. 90 % de la population de Sao Vicente réside dans la ville de Mindelo, il s'agit d'une grande baie naturelle fréquentée depuis bien longtemps par de nombreux navigateurs. Aujourd'hui il y a une marina (la seule du Cap Vert), et la ville est assez étendue donnant des taches de couleur agréables au milieu de ses moyennes montagnes très minérales. Une de ses montagnes (Monta Cara) évoque le profil de George Washington.
Température très agréable du fait d'un vent constant, et on a même eu droit à une petite journée de pluie ! Parmi les ballades à pied qu'on y a faites, la plus impressionnante fut celle pour aller au phare de Sao Pedro, chemin très bien tracé avec des à pics vertigineux nécessitant une grande prudence quand on fait des photos....
Marché aux poissons, légumes et fruits très bien achalandé et assez animé, il y a aussi des supermarchés où l'on trouve quasi de tout, par exemple de la confiture de framboise venant du Portugal (et pas si mauvaise même pour des connaisseurs éclairés !).
Très belle plage (laginha) au nord de la ville, avec couleur turquoise de l'eau pouvant rivaliser avec celle de bien d'autres mouillages. L'usine de désalinisation approvisionne la ville de Mindelo, ailleurs dans l'île il y a quelques vallées-oasis avec des puits permettant un peu de culture. Contact avec la population toujours chaleureux, il y a un grand méli-melo de couleurs de peau, du métis clair au métis foncé, qui ne se confond pas avec le sénégalais.
Un musée sur Césaria Evora, musée inauguré très récemment en 2015, vaut le coup d'oeil et d'oreille. On profite bien du confort de la marina avec les douches, l'électricité, les voisins de ponton et le bar, car après cela ne sera plus que du mouillage jusqu'au Brésil.
Ile de Sao Nicolau
Beaucoup de vert (du vert pomme de la jeune pousse d'herbe au vert plus sombre des pins) au milieu de structures minérales volcaniques habituelles (colonnes basaltiques), avec le contraste classique du vert humide et des nuages au Nord, et du noir/ocre très sec au Sud. C'est une île de 400 km2 et 13000 habitants, île montagneuse, avec une réputation d'accueil chaleureux par ses habitants tout à fait véridique. Très peu de touristes. Mouillage un peu rouleur à Tarafal, mais pas de problème pour débarquer sur la plage. On y a fait des ballades à pied, en aluguer ou en voilier.
La traversée de l'île en aluguer prend environ 1 heure, elle est impressionnante de contrastes, et la vila da Ribeira Brava fait très ancienne petite ville coloniale. On se souviendra de la ballade à Fontainhas en plein cagnard et sans pic-nic (!), de la traversée du Monte Gordo (1312 m) avec Nadi par beau temps avec des paysages très diversifiés dont notamment des forêts bien abîmées par l'ouragan Fred, et de la journée sur Orionde avec Francelinho à Baixa da Rocha avec une pêche plus que satisfaisante.
Ile inhabitée, petite et désertique, fréquentée seulement par quelques pêcheurs ou quelques voileux comme nous. On s'y est arrêtée à peine 24 heures, une après-midi à réparer le point d'amure du genaker, et une nuit durant laquelle le vent a bien soufflé.
Ile de Santo Antao
La plus grande (presque 800km2, soit 1/10 ème de l'Isère), la plus haute des îles du Cap Vert (1979 m), pas la plus peuplée (45000 hab). On l'a visitée une fois avec le ferry depuis Sao Vicente, en allant dormir au bout du monde (Cruzinhas), et une autre fois avec Orionde en allant mouiller au sud ouest de l'île. C'est une île assez isolée (pas d'aéroport) mais bien fréquentée par des touristes trekkeurs ou pêcheurs, amateurs des paysages de montagnes aux pieds dans l'eau, avec des pentes abruptes arides ou verdoyantes selon l'orientation.
Les habitants sont assez fiers de leur île car elle en approvisionne d'autres avec sa pêche, ses cultures et son grogue, et même ils pourraient être suspectés de chauvinisme quand à l'endroit où ils vivent sur cette île. Les ballades à pied sont souvent longues, sur des anciens chemins pavés, avec des vues à vous couper le souffle toutes les 5 mn. En voiture (aluguer-taxi) c'est pas mal non plus, très impressionnant, les portugais sont assez forts pour les tracés utilisant au mieux les "à pics".
Très souvent on a l'impression d'être au bout du monde, et il y a plusieurs bouts du monde sur cette île (Tarafal, Montetrigo, Cruzinhas entre autres, à au moins deux ou trois heures en voiture de la ville principale). Et dans ces bouts du monde il y a toujours un ou deux hotels ou bed & b, tout à fait corrects, avis à ceux qui seraient tentés d'aller y passer une semaine de méditation.
Electricité, téléphone, internet quasi partout, tout cela depuis pas très longtemps quand même. La pauvreté ne se voit pas beaucoup, on trouve quasi de tout au supermarché (mercearia), par exemple de la margarine, et le riz vient de Thailande, les enfants sont bien habillés et ne mendient pas. Mais Simao le beau "parleur/conteur", professeur à l'école de Tarrafal, est quand même à la recherche d'aides financières ou matérielles pour ses élèves.
Ile de Sao Vicente
C'est l'île la plus dense en habitants, avec 80 000 hab sur 300 km2, soit un cinquième de la population du Cap Vert. 90 % de la population de Sao Vicente réside dans la ville de Mindelo, il s'agit d'une grande baie naturelle fréquentée depuis bien longtemps par de nombreux navigateurs. Aujourd'hui il y a une marina (la seule du Cap Vert), et la ville est assez étendue donnant des taches de couleur agréables au milieu de ses moyennes montagnes très minérales. Une de ses montagnes (Monta Cara) évoque le profil de George Washington.
Température très agréable du fait d'un vent constant, et on a même eu droit à une petite journée de pluie ! Parmi les ballades à pied qu'on y a faites, la plus impressionnante fut celle pour aller au phare de Sao Pedro, chemin très bien tracé avec des à pics vertigineux nécessitant une grande prudence quand on fait des photos....
Marché aux poissons, légumes et fruits très bien achalandé et assez animé, il y a aussi des supermarchés où l'on trouve quasi de tout, par exemple de la confiture de framboise venant du Portugal (et pas si mauvaise même pour des connaisseurs éclairés !).
Très belle plage (laginha) au nord de la ville, avec couleur turquoise de l'eau pouvant rivaliser avec celle de bien d'autres mouillages. L'usine de désalinisation approvisionne la ville de Mindelo, ailleurs dans l'île il y a quelques vallées-oasis avec des puits permettant un peu de culture. Contact avec la population toujours chaleureux, il y a un grand méli-melo de couleurs de peau, du métis clair au métis foncé, qui ne se confond pas avec le sénégalais.
Un musée sur Césaria Evora, musée inauguré très récemment en 2015, vaut le coup d'oeil et d'oreille. On profite bien du confort de la marina avec les douches, l'électricité, les voisins de ponton et le bar, car après cela ne sera plus que du mouillage jusqu'au Brésil.
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