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NZ-Rapa, mails de méridienne



-35.54;176.91;NZ-Rapa, J1, 8/4/19; Salut, Orionde est reparti il y a 24 heures vers l'est, vers Rapa, petit point à 2300 milles d'ici dans l'Archipel des Australes. La météo est bonne, voire excellente (SW 10 à 20 noeuds) pour les jours à venir. Le soleil se couche maintenant à l'arrière du bateau, c'est mieux pour l'apéritif. Mais il se lève maintenant à l'avant du bateau (et donc derrière les voiles) et c'est moins bien pour le petit déjeuner. Il fait frisquet, le vent vient du grand sud. Ah là là, quelle vie !! Et aujourd'hui, notre premier souvenir kiwi. Tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand tu vois des cormorans avec le ventre blanc, et que tu les prends pour des pingouins... Vous allez avoir de nos nouvelles pendant ces 15-20 jours de mer, stop ou encore ? Bisdorionde;;9

-35.83;179.94;NZ-Rapa, J2, 9/4/19; Et nous qui disions que les grains du Pacifique étaient calmes .... cette nuit on a été servis par deux spécimens un peu costauds, mais Orionde et son pilote ont bien encaissé, on dormira mieux la nuit prochaine, c'est le métier qui rentre ! Et dans quelques minutes on va passer la ligne de changement de date, alors attention à la prise de tête, on va se retrouver à être "hier" aujourd'hui, bizarre bizarre, mais du coup on aura peut-être deux apéros du 9 avril, histoire de récupérer celui qui avait sauté quand on avait passé cette ligne dans l'autre sens.:). Souvenir kiwi d'aujourd'hui : Tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand les sentiers de randonnée sont souvent en bois ou en plastique (si si!) pour ne pas abimer la terre et que pisser contre un arbre est presque une "offence" surtout si l'arbre est un kauri... Bisdorionde

-35.97;-176.92;NZ-Rapa, J3, 9/4/19 (bis); La chance et les vents d'ouest continuent de nous sourire. 154 milles depuis hier midi. Grand beau temps, nuit tellement étoilée que, sans rire, on a stressé une petite demi-heure vers 4 heures du matin à épier le bateau qui arrivait sur nous sans AIS ni feux de route mais c'était Vénus qui brillait trop à 3 ou 4 degrés au dessus de l'horizon. Souvenir d'aujourd'hui : Tu sais que tu es en Nouvelle-Zélande quand le dimanche à huit heures du soir, tu te dis "Tiens, je me mangerais bien un kiwi!" et que tu pars en acheter au supermarché ouvert 7j/7 et 16/24h mais que le kiwi, il est le plus souvent importé d'Italie, car les kiwis kiwis sont rares ! Bisdorionde

-35.56;-174.30;NZ-Rapa, J4, 10/4/19; Nous avons passé la première bulle anticyclonique les doigts dans le nez grâce au spi, même pas une minute de volvo. Et bonne surprise nous avons pu admirer plusieurs heures durant le vol de deux albatros, superbes avec leurs ailes rasant la houle sans jamais toucher ni même effleurer l'eau, c'était grandiose. Ca faisait 38 ans que je n'avais plus vu d'albatros moi, Yves en avait vu lui lors de son voyage en Antarticque en 2014. Souvenir de NZ : tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand tu peux t'approcher vraiment tout tout près des oiseaux (mouettes, fantail, tui, et nombreux autres) jusqu'à leur donner à manger dans ta main (ah les vilains !), et du coup même prétendre photographier une aigrette qui prend son envol.

-34.29;-171.42;NZ-Rapa, J5, 11/4/19; Les belles journées se suivent et se ressemblent, encore 140 milles droit sur Rapa. On s'occupe, pas beaucoup de manoeuvres. Bricolage et météo le matin, lecture et contemplation l'après-midi et beaucoup de temps à la table à cartes et à la cuisine. D'ailleurs, ça fait longtemps qu'on n'avait pas parlé de bouffe. Hé bien hier, sur Orionde, c'était médaillons d'agneau d'Otago à la moutarde miel et Chardonnay avec un écrasé de pommes de terre au beurre salé pas de Bretagne. Souvenir kiwi associé : tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand le steak est un miracle de tendresse, l'agneau est une bénédiction de saveur, le poulet un péché de fermeté et la charcuterie un purgatoire de médiocrité.

-33.69;-168.70;NZ-Rapa, J6, 12/4/19; Fini pour un temps (?) les belles journées, aujourd'hui c'est grain sur grain, avec pluie en veux-tu en voilà, et avec du vent entre 20 et 25 nds établi. Heureusement on n'est pas encore au prés serré... Du coup c'est petite toilette de chat, et lecture surtout. Le livre "impression du blog d'Orionde" est lu et relu avec beaucoup de plaisir, il y a aussi les voiles et voiliers des mois précédents pas encore lus, on aime bien. Souvenir kiwi : tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand il y a des feux tricolores sur la bretelle d'accès à l'autoroute afin de gérer la fluidité de circulation sur la dite autoroute, et cerise sur le gateau, si tu es plus qu'un dans ta voiture (et seulement si) tu peux emprunter les voies réservées aux bus.
-33.65;-166.21;NZ-Rapa, J7, 13/4/19; Petite journée de 125 milles. Faut dire qu'on n'a pas rigolé avec le passage annoncé du front de NE, bien entendu de nuit. Vents éblouissants, coups de tonnerre diluviens, éclairs assourdissants et trombes d'eau à 30 noeuds. Bilan, quelques heures à la cape, quelques heures de couture à prévoir sur la capote et plus de girouette anémomètre (aérien touché par un éclair, on a cru un moment que toute l'électronique avait sauté). Va falloir faire avec le doigt mouillé pour avoir force et direction du vent. Sinon, en ce moment tout sèche et on avance à 6 noeuds vent arrière vers l'objectif. Et le sempiternel souvenir kiwi : Tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand tous les yachties utilisent PredictWind, un bijou de logiciel kiwi pour les prévisions météo et le routage. C'est le plus complet, le plus rapide, le plus simple, le plus beau, c'est dire ! Directement issu des modélisations mises au point pour la Coupe de l'América.

-32.90;-163.99;NZ-Rapa, J8, 14/4/19; Encore une petite journée (en milles) malgré le spi en place depuis 7h du mat, mais l'avantage c'est qu'on a bien récupéré notre sommeil en retard durant la nuit. On attend juste maintenant d'avoir une nuit durant laquelle on pourrait bien profiter du clair de lune, peut-être ce soir ? Eh oui c'est un peu frustrant car elle (la lune) a recommencé à monter le jour de notre départ de NZ, mais jusqu'à présent le ciel était toujours couvert, à peine si on arrivait à deviner son halo... En mer, on est toujours un peu râleur non ? Alors un souvenir kiwi positif: Tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand tu vas aux courses sans avoir besoin de penser à de la monnaie pour prendre un caddie, ici c'est "gratuit", la confiance règne, et ça viendrait à l'idée d'aucun kiwi d'emprunter un caddie sans le rendre. De la même manière tu trouves les clés de la voiture de loc sous le tapis de sol du conducteur, et tu y laisses sous le même tapis de sol l'argent nécessaire pour refaire le plein lorsque tu rends la dite voiture.

-32.27;-161.82;NZ-Rapa, J9, 15/4/19; Voilà on a fait 1200 milles depuis Opua, il en reste un peu moins que 1000 jusqu'à Rapa, à une bonne moyenne pour Orionde malgré le tout petit temps depuis hier matin, toujours au pourtant. Et portant (ha ha) on est sur la route directe. C'est inespéré, ces vents d'ouest par ici car les gourous, les pilot charts, les blogs, les copains, tous nous disaient "il faut descendre à 38 ou 39 sud pour ne pas être englués dans les calmes et les vents contraires anticycloniques". Alors, la chance, le hasard du chaos, la fenêtre du siècle, le global warming ? Bon il est quand même probable que les quatre ou cinq derniers jours se fassent contre l'alizé du Sud-Est, il faudra être bien positionné. Souvenir kiwi du jour : tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand la lumière est plus belle qu'ailleurs quand il fait beau mais que tu crames à toute allure et que c'est peut-être un manque d'ozone.

-31.53;-159.02;NZ-Rapa, J10, 16/4/19; Nuit très belle avec étoiles et lune (enfin !) c'était splendide, et cerise sur le gateau ce matin un bref vol d'albatros (on est toujours assez sud), et un poisson volant sur le pont (on se rapproche c'est sûr des tropiques). Mais même depuis la mer on a une pensée émue pour Paris et sa cathédrale en feu, heureusement que les charpentiers du moyen-âge construisaient solide pour les murs, par contre visiblement les pompiers n'avaient pas le matériel à la hauteur de ce bel ouvrage. Ca nous a rappelé les piliers de la terre, très bon roman de Ken Folett. Souvenir kiwi du jour : tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand tu as beaucoup de mal à comprendre l'anglais néo-zélandais, faut dire qu'il faut comprendre que 9+1 ça s'entend "tin", et que l'un de leur plat préféré ça s'entend "fush & chups".

-30.89;-156.42;NZ-Rapa, J11, 17/4/19; Et hop plus 140 dans la boite à milles. Hier pendant quelques heures, ce fut la grande cavalcade, plein vent arrière, probablement 25 noeuds de vent, des surfs à 10, 12 et même 14 noeuds sur la grande houle du Sud. Bon on faisait les malins parce que le centre de la dépression était très très loin au Sud, ça devait être quelque chose là en-bas. Orionde ne remonte peut-être pas bien au près mais pour ce qui est de tenir son cap tout seul au vent arrière y a pas mieux... C'est peut-être le plus beau bateau du monde. Et souvenir kiwi associé : Tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand on te dit que le Tongariro c'est la plus belle randonnée du monde, que le Milford Sound c'est le plus beau fjord du monde, que la plongée aux Poor Knights c'est une des 10 plus belles du monde, que les plages d'Abel Tasman, que la Bay of islands, que le Mont Cook, blablabla et toi tu sais que ce n'est qu'à moitié vrai et que les kiwis savent très bien vendre leur pays.

-30.57;-153.78;NZ-Rapa, J12, 18/4/19; Conditions anticycloniques. On est au milieu sans beaucoup de vent, mais la houle résiduelle, le spinnaker, un grain par ci par là et de temps en temps le Volvo nous poussent bien. Le vent tourne loin autour de nous dans le sens contraire des aiguilles d'une montre... On aura du Sud-Est faible mais désagréable pour la fin. Et concocté par Olga et Francine et Mathilde le souvenir kiwi du jour : Tu sais que tu es en Nouvelle-Zélande quand tu roules derrière un camion et que tu lis un numéro de téléphone à appeler pour dénoncer tout chauffeur commettant la moindre infraction... quand à chaque passage piéton y a une basse-cour de poules enrouées qui te signale que tu peux traverser.... quand tu crames au soleil et tu gèles à l'ombre, les deux en même temps étant possibles suivant l'exposition ...quand l'expresso est si fort qu'il te dresse les cheveux sur la tête... quand tu culpabilises à mort de faire pipi dans une rivière ou caca derrière un buisson.

-30.32;-151.28;NZ-Rapa, J13, 19/4/19; Le pire n'est jamais sûr : Le genaker aurait pu faire ses noeuds juste avant un gros grain, le moteur aurait pu perdre ses 5 litres d'huile par le filtre desserré juste en rentrant au port, le faux contact du pilote aurait pu devenir pas de contact du tout il y a une semaine, la foudre aurait pu casser toute l'électronique et pas que la girouette, etc etc.  Mais tout va bien, il fait un temps de demoiselle en short. Et voici l'ultime souvenir kiwi :  Tu sais que t'es en Nouvelle-Zélande quand tu vois que la culture anglo-saxonne y  est mâtinée de culture maori/polynésienne comme le sont les noms de lieux, que le haka n'est pas que pour les allblacks ou les touristes mais aussi pour l'unité nationale, que les kiwis wasp respectent les traditions des kiwis maoris et qu'ils sont tous assez fiers de leur traité de Waitangi (wikipedia, vite).

-30.00;-148.49;NZ-Rapa, J14, 20/4/19; 17,6 noeuds (mesuré au doigt mouillé je rappelle) de vent du Sud, on fonce vent de travers cap à l'Est. Il faut résister à la tentation de mettre le cap sur Rapa pour anticiper le virage à l'est du vent. Bon, normalement le mail quotidien en traversée, c'est pour rassurer le premier cercle (enfants - parent - ange gardien) mais pour cette traversée (une fois n'est pas coutume) on a mis en copie le ban et l'arrière-ban, marins et terriens, francophones et bizarrophones. Du coup, faut assurer encore trois mails. Mais cela ne nous empêche pas aujourd'hui de dire seulement qu'on est très content parce que Victor va nous rejoindre aux Australes pour quinze jours, qu'on espère que Sarah s'éclate toujours dans les grands parcs, qu'on remercie Marine pour sa boite à chaussures remplie de petits cadeaux quotidiens (aujourd'hui c'est mini-puzzle), qu'on espère que Raymond garde la forme et que Philippe lit ses mails. Et la Nouvelle-Zélande c'était il y a si longtemps, on ne se souvient plus de rien.

-29.06;-145.98;NZ-Rapa, J15, 21/4/19; Sous spi de bon matin, puis genaker, on "cravache" pour arriver avant la nuit de demain à Rapa. Durant cette traversée on peut dire qu'on aura eu notre dose d'emmerds matériels, des petits, des moyens et des gros, un peu plus que d'habitude.... Mais par contre on a vraiment beaucoup de chance avec la météo, vents calmes prévus pour l'arrivée demain avec journée ensoleillée, comme aujourd'hui d'ailleurs. On rêve déjà de la bonne nuit complète qu'on pourra se faire au mouillage.

-27.61;-144.33;NZ-Rapa, J16 et dernier, 22/4/19; Voilà, nous sommes mouillés à Rapa, encore une fois sur l'ancre de Yao (private joke). C'aura été une des traversées les plus rectilignes (2170 milles sur l'orthodromie, 2250 au compteur) et les plus rapides (presque 6 noeuds de moyenne) d'Orionde.  On aurait dû s'en prendre une ou deux bonnes, des dépressions contraires. Et justement on voulait tester notre endurance psychologique à l'adversité avant d'aller plus bas. C'est raté et c'aura été le seul défaut de cette traversée car il faut bien relativiser nos petits ennuis par rapport à ceux qui lisent ces mails et qui ont démâté ou cassé le safran ou déchiré la grand-voile ou avarié le pilote automatique. Bons oeufs et agneau pascaux. Merci pour la conversation. Bisdorionde



Que du bonheur !

Nous sommes sur Orionde pour une quinzaine et en Nouvelle-Zélande pour un mois. Nous, c’est Pascale et Api (Christian) deux grenoblois perdus aux antipodes.

Le premier jour après 30 heures de voyage, nous avons loué un camping-car, “conduite à gauche” et comme il ne nous est rien arrivé, on à continué au grand désespoir des nouveaux Zélandais qui nous croisaient. Comme on avait préparé un itinéraire, on a visité l’ile du Sud puis l’ile du Nord en admirant ce pays magnifique. Que d’arbres que d’arbres, que d’eau que d’eau et les moutons alors! 

Mais heureusement après 15 jours à essayer sans succès de voir un Kiwi, le prince Yves et la fée Christine (notre chauffeur particulier) ont transformé notre carrosse en un superbe voilier qui navigue dans les étoiles. Le premier jour donc (pas le même), après avoir essayé de voler la coupe de l’América exposée au Yacht Club d'Auckland(le RNZYS de feu Peter Blake), on embarque sur Orionde. Le temps de prendre nos marques (ça gaze) et une douche, nous voila partis vers le Nord. 

Ce furent 15 jours de belle navigation tranquille(on à même envoyé le spi) malgré une journée de vent fort et de pluie, de mouillages de rêves : Tharuhi, South Cove, Mansion Bay, Tutukaka, Lady Alice Island, Wangamumu, Whangaroa, Cavalli, etc...etc...

Dans la journée, Yves au bricolage et à la pêche, Christine à la cuisine et à la barre et nous les doigts de pieds en éventail (essayez, c’est pas aussi facile que ça !!!) profitant sans vergogne de la générosité de l’une, de l’attention et du routage de l’autre (super-boulanger). Nous suivions nos guides dans des balades sous les immenses arbres Néo-Zélandais. Pascale se contentant de temps en temps de jouer avec la télécommande du guindeau entre deux poissons ( Kawaï portion (pour quatre)). Api quand à lui jouait avec des bouts de ficelle en déréglant les voiles que nos hôtes avaient parfaitement réglées (Ouais!!! facile avec trois ans d’entrainement) ou en faisant des noeuds indéfaisables.

Les longues soirées d’automne devant le home cinéma, ou en parties de Whist et puis dodo après une soupe. Une soirée chez Louise et Lesley où nous goûtons à l’hospitalité chaleureuse de nos nouveaux amis néozélandais qui nous reçoivent dans leur superbe villa. Bon c’est pas tout çà, encore un peu de sudoku, de tricot, de lecture, quatre photos, quelques baignades, resto-loto “Historic Gum Store” où l’on gagne de quoi sentir bon pendant le reste de la croisière. Et celle-ci se termine au resto du YC d’Opua. Api aurait bien continué... Le dernier jour après des adieux déchirants on retrouve la route, Auckland, (puis après 35 heures de voyage, et un sérieux décalage horaire) Grenoble et nos amis qui transmettent toute leur amitié à ChristYves (Hou, la, la le décalage est encore là).


Le Top 10 de Mathilde

Bruno et Mathilde sont venus passer un mois avec nous, au Sud en Camping-car et au Nord en bateau. C'est Mathilde qui raconte.


La colonie d'otaries de Kaikoura

Le premier stop de notre road trip dans l'île du Sud, Kaikoura, est située sur la côte Est. Les excursions pour nager avec les dauphins étant "full", nous nous engageons sur la Peninsula Walkway en espérant voir quelques otaries et profiter des paysages. Après une demi-heure de marche, et juste avant de commencer à être déçus, nous commençons à apercevoir une, deux, puis trois puis une centaine d'otaries siestant sur les rochers et jouant dans les vagues. Au détour d'un rocher, un groupe de jeunes virevoltent dans un petit bassin. Elles ne sont pas farouches, s'approchent pour les photos, curieux de notre présence et jouant le jeu des galipettes. Une superbe rencontre en milieu naturel ! Nous décidons de pique niquer près d'eux, sur des rochers en dents de scie qui piquent les fesses, mais tant pis c'est trop bon!

Petite visite à Lensam dans les vignes des Malborough

Sur la route d'Abel Tasman, Yves et Christine décident de rendre visite à Lensam, un copain de voyage rencontré au Vanuatu. Il travaille dans une ferme viticole, qui vend son raisin à la production de nombreux vins de cette région (le vin de Nouvelle Zélande est fameux soit dit-en-passant!). Nous arrivons dans une petite cour de ferme, avec une vue exceptionnelle sur les montagnes et les vignes. Le soleil baisse et la lumière nous offre de très belles couleurs automnales, il fait bon malgré le vent qui souffle. On partage un bon moment avec Lensam, autour de l'apéro quotidien (jamais pris autant d'apéro moi!). On se paye même le luxe de pouvoir prendre une douche dans la maison des saisonniers. Alors Merci Lensam pour ce beau spot (et merci Yves d'en avoir eu l'idée).


Abel Tasman et baignade à Te Pukatea bay

Ce parc national situé à la pointe nord de l'île du Sud nous avait bien fait rêver avec Papa quand on a commencé à potasser les guides sur la Nouvelle Zélande. C'était LE spot pour lequel j'étais la plus enthousiaste ... et je n'ai pas été déçue ! Un endroit un peu (trop) fréquenté mais quelle beauté! Le mélange de couleurs est absolument génial: le bleu turquoise de la mer de Tasman, le vert de l'abondante végétation, le crème ou l'orangé du sable chaud de ces plages de magazine! Une marche de 25km qui nous a quand même bien fait mal aux jambes (sauf papa mais lui il est surentraîné tu peux pas test) mais ça vaut le coup! On a pique niqué à Te Pukatea bay (Yves je compte sur toi pour la photo) et je suis la seule courageuse à avoir fait un plouf dans l'eau (bien remuée par le vent pour leur trouver une excuse à ces poules (pas)mouillées).

Croisière dans le Milford Sound

 

L'activité la plus touristique du road trip! Nous allons faire un p'tit tour dans le Milford Sound, le bras de mer le plus visité du Fiordland. Heureusement pour nous, c'est la plus belle journée de la semaine! Pour essayer de ne pas trop avoir l'air de monchus, on opte pour un petit bateau de croisière (merci destinationnouvellezélande.com) et on est très contents quand on voit les gros ferrys embarquer une grosse centaine de touristes chinois! Après-midi radieuse un peu venteuse, à admirer le Mitre Peak, photographier les otaries se dorant la pilule, défier les immenses cascades, à l'avant du bateau tels des aventuriers un peu plus courageux que James Cook (qui lui passa son chemin). Bon, on vous parlera pas de la douche qu'on s'est prise avec Yves et Papa quand on a voulu faire les malins et rester sur le pont alors que le captain' nous avait prévenus ...

Déjeuner à Queenstown


J'ai un peu insisté pour qu'on s'arrête à Queenstown entre Milford Sound et le Mont Cook; la ville c'est pas top leur truc, eux ils préfèrent the naturelife! Nous voilà donc débarqués dans la première et seule "grosse" ville de notre tour dans southisland. Queenstown est une ville jeune, alpine, assez chic, dont les rues sont bordées d'enseignes de luxe et de marques de matériel de montagne. C'est la capitale des sports d'aventure! Christine trouve qu'il y a un peu trop de monde (on est tous d'accord pour dire que plus de tranquillité est appréciable). On oublie un peu toute cette populace en prenant "take away" un burger chez Fergburger, la fabrique à burgers la plus réputée de Nouvelle Zélande... et y'a de quoi! Les burgers sont excellents! On déguste ça sur l'herbe et on finit par une p'tite glace (et là c'est Yves qui a insisté!)

Camping sauvage au bord du lac Punakaki

Après avoir passé une journée au pied du Mont Cook (on a bien cru qu'on l'verrait jamais, en même temps on l'a pris pour un autre sommet les 3/4 de la balade, alors merci Christine et ton œil de montagnarde avisée), nous redescendons pour rejoindre les rives du lac Punakaki. La veille, on avait dormi dans un camping surpeuplé, ce qui nous avait pas mal gâché le plaisir et la vue sur le lac... Alors ce soir, ce sera camping sauvage! Sur l' intuition d'Yves, nous quittons la route principale pour emprunter une route un peu plus longue, qui longe le lac. Quelques minutes plus tard, nous voilà posés devant un décor de carte postale. Eau couleur glaciers, herbes folles jaunies par le soleil, et sommets enneigés en toile de fond... et presque seuls! Quelle chance... On sort la table, les chaises pliantes et hop là une petite binouze bien fraîche devant ce magnifique tableau!

A la rencontre des kiwis et des maoris par une après midi pluvieuse

Quand il pleut, faut bien s'occuper sinon tu fais jamais rien en Nouvelle Zélande (j'abuse un peu parce qu'on a eu de la chance avec la météo, sûrement parce qu'on est toulonnais!), surtout quand l'excursion pour nager avec les dauphins à Akaroa a été annulée à cause du mauvais temps! (J'ai toujours pas fait mon deuil snif). Du coup on décide d'aller voir des kiwis dans la réserve de Willowbank à Christchurch, la veille de notre retour sur Auckland. C'est très mimi les kiwis mais par contre c'est un peu con (genre Hei Hei dans Moana pour les cinématophiles). Yves les a adorés! On a aussi rencontré une tribu maorie à travers une sorte de mise en scène... c'était indescriptible, faut d'abord le vivre pour l'imaginer. On en a appris sur quelques unes de leurs coutumes, on les a regardés danser et chanter et on a même participé (la vidéo où Yves et Papa font le haka est une vraie pépite!)

Diner à la Sky Tower

La veille de notre départ en mer, Christine et Yves nous invitent à diner dans un des restos de la Sky Tower d'Auckland (328m). Le resto dans lequel on va tourne pour nous offrir une vue à 360 degrés sur Auckland (inédit!!). On arrive donc à la réception au rdc de la tour et on croise quelques clients sur leur 31, ça met dans l'ambiance (on avait fait un effort sur la tenue mais bon on avait pas sorti les paillettes non plus!). On prend l'ascenseur pour monter à l'étage 51 et admirer le coucher du soleil (déjà dans l'ascenseur vaut mieux pas avoir le vertige). On monte ensuite au 53 pour déguster un petit verre de Syrah servi par un serveur montpelliérain. Un peu pompettes, on redescend au 52 pour le dîner. On se régale en admirant Auckland by night, merci pour cette belle soirée!

A la découverte de Great Barrier Island

Nous voilà partis pour le Mont Hobson, le plus haut sommet de Great Barrier. C'est la troisième fois que Yves et Christine font cette rando. A c'qui parait y'a 2000 marches... et c'est vrai Christine les a comptées! C'est le paradis des kauris ici, ces grands arbres rectilignes à l'écorce claire. Yves veut absolument faire un panoramique d'un kauri isolé... dur dur dans une forêt aussi dense que celle-ci mais il y est arrivé! On n'a pas mauvais temps et la vue au sommet est magnifique, on aperçoit les immenses plages de l'ile. Du coup ça nous donne envie d'y aller le lendemain, et on loue une voiture pour la journée au départ de Port Fitzroy. Très original d'ailleurs la location de la voiture, on n'a vu personne et on a juste glissé des billets dans la boîte à gants à la fin de la journée! Journée qu'on a terminé en beauté dans les vagues du Pacifique sur une plage absolument immense et très jolie (Yves l'a élue plus belle plage des vacances).

Mouillages à Kawau Island

Nos derniers moments en Nouvelle Zélande... Kawau est une île privée à 80% mais il existe quelques petites balades à faire. Notre premier mouillage se fait sur fond d'atterrissage d'hélico sur un ponton privé qui venait récupérer des riches vacanciers. Le second, près de Mansion House, ancienne résidence d'un gouverneur Néo-Zélandais, nous permet d'aller à terre à la recherche de wallaby qu'on n'a finalement jamais vus. On a ensuite mis le cap sur une petite île déserte exclusivement habitée par des colonies d'oiseaux et d'huitres séchées au soleil, picorées par les Oystercatchers, ces oiseaux noirs au bec rouge pétant. Notre retour vers l'île du Nord se fait à la voile et dure 6h (et là j'ai vraiment compris que je n'aimais pas le bateau). Mais bon c'est un détail insignifiant à côté de ces trois semaines de vacances inoubliables! MERCI CHRISTINE, YVES et ORIONDE.



Addendum

Voilà donc trois semaines à visiter la NZ très bien racontées par Mathilde. Quelques rajouts histoire de bien pouvoir se rappeler les bons moments passés ensemble.
  • les parties de Whist à quatre, Christine et Bruno s'y collent, et même Bruno apprécie finalement, durant ces parties on sautait un tour sur deux (1, 3, 5, 7, 9, 11, 13) histoire de pouvoir se coucher pas trop tard quand même
  • l'achat de moules au supermarché en comptant les unités tellement elles sont grosses, de 5 à 9 moules par personne assurent un repas copieux et délicieux à chacun. Quand on les ramasse nous-mêmes c'est plus "sport" et elles sont plus petites mais tout aussi bonnes
  • le vin de NZ a toujours été bien apprécié, presque à en devenir notre apéro préféré .... ainsi que les yaourts nature Puoi
  • les fromages NZ, de l'Edam le plus souvent avec différents degrés de graisse et de maturité, le tasty, l'épicure, le vintage, le swiss en passant par le noble qui restera notre préféré de loin, même si ça a toujours le goût d'un Edam hollandais finalement (!)
  • les moustiques et parfois les nonos nous ont un peu embêtés la nuit, mais ce que Christine regrette le plus c'est de ne pas avoir réussi à prendre une vidéo de Mathilde devant un joli bourdon
  • la facilité à vivre de Bruno, tout le monde le dit, Mathilde la première le dit haut et fort, et nous on a pu l'observer durant ces trois semaines, et c'est fort agréable
  • et le dernier, vous n'allez pas le croire : on ne trouve le plus souvent que des kiwis produits en Italie (.... premier pays producteur mondial c'est vrai) dans les supermarchés ici en NZ ! Alors bien que Bruno adore les kiwis on n'en a acheté que dans les rares cas où on en trouvait des produits en NZ.

Mail de Grenoble

Bonjour à tous les deux,
(...)
On est encore remplis des bons moments passés ensemble sur le bateau ou en camping !!! ça nous a fait du bien de quitter tous les problèmes de la vie quotidienne à Grenoble et des difficultés politiques et sociales qui rendent l'atmosphère bien lourde ici. Mais finalement, même en Nouvelle Zélande, on n'est plus en sécurité nulle part !!!
On a beaucoup apprécié la navigation, les paysages et les balades  dans la great barrier Island, même s'il y a eu du brouillard au sommet du mont Hubson.
On s'est régalés avec les poissons et les moules géantes, les mojitos, le petit  fromage de Christine, les ciabattas !!!
La découverte de la culture des maoris ainsi que l'histoire du traité de Waitangi était très intéressante. On a été très étonnés par la manière dont les Néo zélandais protègent leur nature et leur île avec les paillassons à l'entrée de chaque rando et leurs chemins fabriqués avec des marches en bois en pierre ou en fer (échelles) ainsi que du petit gravier gris !!! Sans oublier les toilettes sèches tous les deux kilomètres !
On est très fiers d'avoir réussi à camper à nos âges, malgré quelques insomnies, l'inconfort de la tente et des matelas un peu bruyants !!!
On a été enchantés du confort dans votre bateau avec même un home vidéo !!!
On a admiré la végétation de la forêt primaire avec les fougères géantes, les grands Kauris, les palmiers et les pins de toute sorte...
On a beaucoup aimé la traversée du Tongariro avec ses paysages volcaniques et ses lacs émeraude, le lac Taupo ainsi que Te Puia avec ses phénomènes géothermiques, dont les geysers s'élèvent à plus de 30 mètres... et la jolie balade le long de la waikato river avec ses cascades !
On a bien profité des dauphins qui jouaient autour du bateau !!!
(...)
Quel plaisir de voir Yves et Henri donner à manger aux canards dans la péninsule de Coromandel ! Là aussi les paysages sont superbes, même si le temps ne l'était pas !
L'arrivée sur Auckland est aussi un moment inoubliable avec ses buildings qui sortaient de la grisaille.
On a apprécié les échanges avec les jeunes qui voyagent en NZ et ailleurs, entre autre avec Matthias et Louis.
On a aimé la gentillesse des néo-zélandais même si notre anglais ne nous permettait pas de communiquer avec eux !!!
On vous remercie énormément pour votre patience avec nous car vous avez dû gérer tout de A à Z : On ne savait ni naviguer, ni communiquer en anglais et on ne pouvait même pas conduire ! On ne pouvait pas utiliser correctement nos smartphones, bref sûrement un peu lourd pour vous. Heureusement que vous nous connaissez bien !!!
(...)
Encore merci pour tous ces bons moments ensemble!
Grosses bises
Brigitte et Henri










Si si on est en Nouvelle-Zélande, mais faut dire...



17 novembre - 25 février... Trois mois que Orionde est dans les eaux Kiwis, on n'est pas bavards, hein !

Faut dire qu'on a beaucoup bricolé au début et maintenant Orionde est nickel, piaffant d'impatience, l'étrave vers l'est. On lui a installé le chauffage, ce n'était pas une mince affaire (surtout avec le sac plastique oublié par alubat dans la gaine principale à la construction en 2006). On lui a révisé le moteur (coude d'échappement, pompe à eau, etc), on lui a mis une ancre un peu plus lourde (Rocna bien sûr) et un peu plus accrocheuse, on lui a fait tailler un solent (un petit foc pour les non-avertis) pour les brises patagoniennes mais finalement on l'a laissé aux Adrets (trop cher le bagage supplémentaire sur Emirates et on le prendra en Juillet). Il est repeint et pour la première fois, on l'a fait peindre plutôt que de s'y coller. Surtout pour des raisons de timing mais aussi parce qu'on avait gratté la coque presque jusqu'à l'os et il fallait trois bonnes couches d’époxy bien appliquées pour bien protéger l'alu. Du coup, tout (y compris l'antifouling) a été fait au pistolet après un ponçage d'enfer et la coque est lisse comme celle de quoi tu sais et du coup on a l’impression d'avoir gagné un bon demi-noeud... ce qui ne fait que 10 milles par jour et donc au maximum deux jours sur la prochaine grande traversée et donc on devrait s'en foutre mais quand même un demi-noeud, c'est bon pour le moral.

Faut dire qu'après un mois de bricolage, on est parti quelques semaines faire coucou à la famille en France avec les turbulences que l'on sait... ou pas.

Faut dire qu'ensuite on a accueilli Brigitte et Henri et que c'est à Brigitte de nous faire un petit topo sur les iles de la baie d'Auckland et sur les randos (même pas mal aux jambes) et les campings (même pas mal au dos) de l'ile du Nord et sur les lieux visités, par ordre alphabétique, Auckland, Coromandel, Fletcher, Great Barrier, Hamilton, Hobson, Huka, Kaiarara, Kaueranga, Marsden, Mitai, Ngauruhoe, Pinnacles, Pohotu, Port Fitzroy, Rakino, Rotorua, Smokehouse, Taupo, Te Kauwhata, Te Puia, Thames, Tongariro, Waitangi, Westhaven, Whakapapa, Whangaparapara, Whangarei.

Faut dire qu'ensuite, sans vraiment souffler, on est parti en camping car dans l'ile du Sud avec Bruno et Mathilde et que c'est Mathilde qui va se charger de raconter son top eight ou top twelve.

Faut dire qu'ensuite, Pascale et Christian nous rejoignent pour quinze jours et que c'est eux aussi qui raconteront le cabotage que les vent changeants voudront bien nous laisser faire entre Auckland et le Cap Reinga.

Faut dire que la Nouvelle-Zélande, c'est joli, mais bon, comme disait un copain, la mer et la montagne sont aussi belles en Europe et ici, on ne peut pas pisser où on veut. Donc c'est un peu trop aseptisé pour nous enchanter comme le Vanuatu ou les Gambier ou Cuba. 


Mais c'est le pays de la voile (un néo-zélandais sur deux a un bateau), c'est le pays de la nature (le néo-zélandais ne jette pas ses papiers par terre), c'est le pays de la tranquillité (le néo-zélandais délinquant n'existe pas) donc on ne va pas cracher dans la soupe.

















Vanuatu - Nouvelle-Zélande

Départ le vendredi 9 Novembre 2018 de Port Vila où on laisse Pascale à son triste sort .... On a abandonné l'idée d'aller à Tanna puis Aneityum (Anatom) en raison de la météo peu favorable, et de la crainte du mal de mer pour Pascale. Dommage, ce sera pour une autre fois, peut-être quand on retournera au Vanuatu pour un anniversaire de Rock (?).

Le vent restera très stable en direction (ESE) et en force (16-23 noeuds en moyenne) pendant plusieurs jours. C'est bien car il n'y a pas de dépression en vue, ni maintenant, ni pour l'arrivée en NZ, mais le près serré ce n'est pas vraiment confortable. 


Entre les manoeuvres de voile, on en est réduits à une vie bien penchée, soit faire surtout de la lecture allongée et de la table à carte. Quelques bateaux croisés, cargos allant en NZ aussi, et puis un bateau de la marine nationale française qui surveille de très près les eaux de la Nouvelle-Calédonie (il vérifie donc que l'on n'a pas l'intention de s'arrêter dans un de ses îlots). 

Et ce qui nous aura beaucoup ennuyé durant cette traversée, ce sont les bruits pas sympa du pilote automatique quand le bateau force contre le vent parce qu'on est souvent un peu surtoilé et/ou qu'il force dans les vagues. On a beau se dire que Lecomble et Schmitt c'est du solide, on a du mal à rester toujours serein. Heureusement quelques nuits très étoilées nous mettront du baume au coeur en fin de traversée.

Cela fut huit jours de mer, soit près de 140 milles de moyenne journalière, 1000 milles au près serré serré pas tout à fait au bon cap puis 100 milles au moteur le long de la côte.


L'arrivée dans la baie des îles (Opua) se fera le 17 Novembre, la dernière matinée de navigation est magnifique, et les visites à bord des différentes administrations (immigration, biosécurité, douanes) se dérouleront au mieux pour tout le monde, pour eux, nous et les souvenirs du Vanuatu, en particulier Georges pour les intimes.

Avant Noël, un mois à bricoler et à caboter jusqu'à Whangarei et à se promener en avion avec Diego au dessus du nord de l'ile.