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Tout ce que vous avez voulu savoir sur les atolls des Tuamotu ...sans oser le demander
Des atolls, il y en a partout dans le monde et dans tous les océans (par exemple Las Rocas au Brésil ou Les Chagos dans l'océan indien) mais dans le Pacifique c'est monnaie courante, et aux Tuamotu il n'y a même que ça, 76 atolls pour être précis. On ne va pas faire un cours de géologie ici (https://fr.wikipedia.org/wiki/Atoll)
Aux Tuamotu, beaucoup d'atolls n'ont pas de passe et on ne peut pas rentrer dans le lagon et les mouillages à l'extérieur sont plus que oléolé. Magellan ne s'y est pas arrêté, nous non plus.
Le lagon c'est donc le lac entouré par le récif, récif parsemé d'iles (les motus), motus plus ou moins grands mais qui ne font jamais le tour du lagon, ils sont séparés par des hoa, sorte de fausses passes. L'extérieur du récif, qui découvre à marée basse, on l'appelle le platier.
Un atoll, c'est très plat et, la plupart du temps, le point culminant est à 5 mètres au mieux. Donc les cyclones, rares mais il y en a, lèvent des houles qui passent par dessus le récif et balaient complètement l'atoll.
On ne fréquente que des atolls avec passe(s). La marée rentre et sort par la passe, donc il y a du courant. Quand il y a beaucoup de houle, la mer passe par dessus le récif (par les hoa) et remplit le lagon plus qu'à l'accoutumée et la mer se vide uniquement par la ou les passe(s), donc il peut y avoir pas mal de courant.
Ceci dit, les passes, ce n'est pas si terrible que ça. On nous en fait un épouvantail avec des courants de 15 noeuds et des remous de mascaret en veux-tu en voilà. Notre expérience (plus celles de nos copains) c'est que c'est très raisonnable, bien plus cool que le raz Blanchard dans la plupart des cas. On connait des bateaux qui sont montés sur le récif par manque de vigilance mais pas qui sont montés sur le récif pour cause de courant violent... sauf à Maupiti mais c'est une des iles de la Société, on ira voir plus tard.
Donc, une fois passé la passe on est dans le lagon. C'est bien comme dans les livres, un camaïeu de bleus, du bleu profond au milieu du lagon avec trente mètres de fond au bleu clair dans dix mètres d'eau et au bleu turquoise quasi vert près des bords sur trente centimètres de sable.
En général, les lagons ne sont pas cartographiés ou alors seulement près des passes et près des accès aux villages. Mais la navigation est facile, les patates se voient très bien sauf quand le soleil est trop bas ou dans les yeux (on évite ces heures-là) et sauf quand la mer est d'huile par manque de vent et que les nuages se reflètent à la surface (rarissime).
Un lagon, c'est grand (15 milles de diamètre) et cela peut être très grand (30 milles). Autant dire qu'on ne traverse pas un lagon en dinghy. Autant dire qu'il y a des mouillages bien abrités et des mouillages qui ne le sont pas du tout et que cela dépend du vent.
D'ailleurs les mouillages ne sont pas toujours faciles à cause des patates qui parsèment le fond au bord du lagon. On y a tous pris son ancre un jour ou l'autre, ça réveille la nuit quand la chaine frotte, ça énerve parce que la chaine s'abime (le corail aussi mais on s'en fout un peu), ça énerve parce qu'on ne sait pas si l'ancre remontera toute seule ou s'il faudra forcer au moteur ou s'il faudra descendre en masque/tuba pour la décoincer ou s'il faudra sortir bouteille et détendeur, alors là bonjour l'ambiance. Une solution est est d'attacher un pare-battage à l'ancre tous les vingt mètres pour qu'elle décolle du fond. La vraie bonne solution est de trouver le bon endroit et que le vent ne tourne pas dans la nuit !
Les atolls ne sont jamais inhabités même si certains ne sont désormais fréquentés que pour récolter le coprah. Donc il y a des habitants, les paumotu, qui vivent à quelques centaines dans des villages avec une mairie, une école, un ou deux magasins, un aéroport, un club de plongée et des pensions, une rue, deux au plus. Ils parlent le paumotu, mais aussi le tahitien et le français donc on peut taper la causette. Ils sont hospitaliers, gentils, attentionnés, curieux comme 99,99% des polynésiens et on les aime bien.
Une fois qu'on a passé la passe, une fois qu'on a traversé la lagon pour aller vers les motu qui protègent non pas du vent (on rappelle qu'il font cinq mètres de haut) mais qui protègent du clapot, une fois qu'on a mouillé bien comme il faut sans patates (cent patates ??!!), une fois qu'on a repéré les lieux et salué les autochtones, il est temps de penser à trouver à manger.
Au-dessus de l'eau, il y a les cocotiers qu'on boit, qu'on mange, qu'on râpe pour faire du lait qui va si bien avec le poisson. Et puis le top du top, c'est de repérer un cocotier qui va sur ses cinq ans, qui a poussé dans la broussaille à cheval sur deux ou trois congénères avec qui il se dispute la lumière et le peu de terre. Ce cocotier de 20 cm de diamètre, on l'attaque à la machette, ce n'est pas si dur et après une dizaine de minutes, à couper, ouvrir, écarter, on finit par récolter le coeur qui fait une salade inégalée. Et puis le cocotier c'est le réservoir de nourriture pour les rats (berk) et pour les crabes de cocotier (miam). Ils sont malins ces crabes alors on leur tend des pièges, des noix de coco ouvertes à portée de pinces, mais bien attachées pour pas qu'il les emmène dans leur trou. On les met à la nuit tombante et on y retourne une fois la nuit bien tombée et avec un peu de chance et une bonne frontale et une bonne mémoire pour retrouver l'emplacement des pièges, on y trouve des crabes bien dodus, qu'il faut attraper par les pattes sans se faire attraper par les pinces.
Au-dessous de l'eau, à manger, il y a les perroquets (grillés au feu c'est un délice, bien meilleurs que les perroquets de l'atlantique), les mérous (qu'on pêche au fusil sans se les faire bouffer par les requins), les requins (qui sont cons comme on l'imagine et se font prendre à la ligne du premier coup), les bénitiers (qu'on décroche d'un bon coup de tournevis planté entre les lèvres), les poulpes (pas si simples à dégotter dans les trous), les langoustes (que les initiés - pas nous - savent repérer la nuit sur le platier et attraper sans sourciller),les tortues (mais c'est politiquement incorrect d'en parler), ...
Bref on passe un tiers de la journée à préparer la pêche et la cueillette, un tiers de la journée à préparer les repas, et le troisième tiers à s'en régaler en bonne compagnie. Et on aime ça !!!
Aux Tuamotu, au gré des atolls
Toutes les photos : https://photos.app.goo.gl/X8dtnfXmG1w36og53
Ahé et ses 500 habitants
Ce sera notre premier atoll des Tuamotus. On est entré dans la passe avec tout contre nous (vent et courant), mais on a réussi même si on n'avançait plus qu'à un noeud à peine en fin de passe. Et quelle récompense une fois dans le lagon, le calme de la surface de la mer, et les couleurs magnifiques, encore plus beau que ce que laissent imaginer les cartes postales !
Mouillage juste derrière des patates de corail (qui nous permettront un beau snorkeling), devant le petit motu de Moitessier. Il y a un seul autre voilier (de Francis) avec à son bord Clémence, Emmanuelle et Jules Errard qui voyagent depuis un moment, un peu comme des ambassadeurs d'un éco-tourisme à la portée de tous (voir leur site web). Nous offrirons les pamplemousses emmenés des Marquises (de l'île de Ua Pou) à Oscar, l'ami de Francis.
Nous sommes surpris par les vélos à 3 roues, tout le monde s'en sert, il y en a beaucoup, et c'est bien plus agréable que les quelques scooters des jeunes oisifs de l'atoll qui nous feraient presque de la pollution sonore.... Nous assisterons aussi à une répétition de chant pour le heiva de Juillet, chef de coeur performant et bien sympathique.
Il y a des jolis motus au sud de l'atoll, sur lesquels nous irons nous balader à pied, avec de très belles cocoteraies, et les traces des différentes étapes de l'exploitation du coprah (voir photos). Tous ces motus font une très bonne protection au mouillage en cas de fort vent de maramu.
Tikehau et ses 500 habitants aussi
Avec son petit port bien protégé, Tikehau sera notre deuxième atoll des Tuamotus. Il est de taille raisonnable, environ 12 milles dans son plus grand diamètre, la passe d'entrée orientée plein Ouest y est facile.
On y louera des vélos pour une journée, ce qui nous permettra plusieurs balades, agrémentées d'une marche sur le platier aux couleurs magnifiques (voir photo). Une longue balade sur le motu vers l'Ouest (en direction de l'aéroport), avec une baignade au milieu de nulle part après avoir traversé plusieurs hoas (un hoa est un chenal entre deux motus). On ramasse beaucoup de trésors de mer, dont coquillages (cipraia), coraux blancs (pour la déco de Yves), et épines d'oursins crayons (violettes ici alors qu'elles étaient vertes aux Marquises).
A la poste de Tikehau, l'Internet marche pas si mal, c'est une bonne surprise.
Nous ferons deux plongées dans la passe, et Pascale fera son baptême de plongée. C'était avec avec Tikehau plongée, ambiance très sympa, et cerise sur le gateau, grâce au bon oeil de Jean-Claude on verra des baleines d'assez près, en train de se prélasser devant la passe.
Orionde nous emmène jusqu'au village d'Eden, où deux familles (dont celle avec Jacob) vivent un retour à la nature
Stop de 24 heures à l'Ile aux Oiseaux : ils sont très très nombreux, surtout le matin, les moyens noirs à tête blanche, les petits blancs qui ressemblent aux sternes, les grands fous à bec bleu et pattes rouges, sans oublier les courlis de l’Alaska, couleur marron chamarré avec un long bec courbe qui nous font des pirouitt pirouitt à tout bout de chant.
Et pour finir, on profite bien du dernier mouillage juste avant la passe, avec une belle rencontre avec la famille d'Hélène, originaire de Maupiti, ancienne maire (ou femme de maire du village principal de l'atoll, Tehurahura). Hélène nous présente son amant, elle a cinq enfants, dont un fils présent ce jour là très bon pêcheur. Chaque semaine ils envoient environ 600 kg de poissons directement par avion pour le marché de Papeete, la récolte de ces poissons provenant essentiellement de leurs pièges à poissons.
Toau et sa trentaine d'habitants ...
Cet atoll est situé à 135 milles dans le Sud-est de Tikehau, nous ferons un peu plus de 200 milles pour y arriver, avec du vent bien dans le nez pour les derniers milles depuis Apataki où nous ne nous arrêterons pas car nous passerons devant de nuit. En plus on a rendez-vous avec Ivitu (Lionel) à l'anse Amyot. Il s'agit d'une échancrure dans la barrière du récif qui est "unique" aux Tuamotus et constitue un très bon abri pour les voiliers. On y passera cinq jours dans cette petite baie bien agréable avec Ivitu et Tekao Noa, cette famille avec trois enfants en année sabbatique en Polynésie, et qui a décidé de naviguer de conserve avec Lionel jusqu’aux Marquises . Nous y ferons aussi la rencontre du voilier Isatis (acheté aux Lescure) avec à son bord Jean-Pierre et Janine, qui viennent à plus de 70 ans de passer deux ans en Patagonie et Antarctique, et aussi de revenir dans le Pacifique par le passage du Nord-Ouest, respect donc !
Le contact est mitigé pour nous avec Valentine, qui se targue d'être passée de nombreuses fois à Thalassa, elle joue la râleuse de service contre les touristes que nous sommes bien qu'ils constituent tout de même son choix de vie en tant que gagne-pain quotidien. Le contact sera meilleur avec Gaston, il est plus simple. Nous ferons un repas d'anniversaire de Yves chez eux, un peu chérot, mais avec du crabe de cocotier, on n'en a pas mangé depuis plus de 35 ans (la dernière fois c'était aux îles Chagos). Mais on aura droit aux chants polynésiens accompagnés du ukulélé, et le joueur de ukulélé est tellement bon musicien qu'il arrive même à accompagner Max et sa guitare dans les chants français bien de chez nous.
Le snorkeling est beau, avec plein de patates près des corps morts, et des poissons à admirer aussi dans leurs pièges à poisson. On fera aussi plusieurs balades sur le platier au nord de la baie, sympas et souvent accompagnés par les chiens de l'île.
Yves et Lionel ramèneront plusieurs fois de la bonne pêche sous-marine, du mérou, des perroquets surtout et de la carangue. On les dégustera à bord ou à terre au barbecue. Une fois Yves s'est fait "voler" un perroquet par un requin, qui a même essayé de l'intimider, heureusement cela n'a pas duré, mais ce n'était pas bien agréable....
Par la passe Otugi, réputée difficile, très calme le jour de notre entrée (moins calme le jour de notre sortie), nous rejoignons le mouillage à l'intérieur du lagon, au Sud- Sud-est de Toau, au motu Otohorau. Nous sommes toujours avec Ivitu et Tekao Noa, c'est Lionel qui nous a conseillé ce mouillage. L'endroit est magnifique, c'est juste avant le motu Mako Mako, conseillé dans tous les blogs anglophones, il y a de très belles plages. Le snorkeling n'est pas très intéressant dans cet endroit du lagon. Nous ferons quelques promenades sur les motus et dans les hoas, il y a pas mal d'oiseaux du type sterne blanc.
La nuit pêche à la langouste pour certains, pas faciles à repérer ni à attraper, et Lionel montrera à tous comment il sait facilement pêcher le requin, il faut le choisir assez jeune, et lui enlever rapidement la peau. Agrémenté de lait de coco et d'épices, c'est pas mauvais du tout, sa chair est bien ferme. Nous ferons plusieurs pic-nic sympas sur la plage avec Ivitu et Tekao Noa.
Et nous rencontrerons la famille de Loveina et Kin, avec leurs deux filsToku et Jece. Ils vivent du coprah et de la pêche à l’holothurie. Kin est un cousin de Valentine de l'anse Amyott, et Loveina vient de Hao. Ils ont deux autres enfants qui sont en internat au collège ou lycée à Papeete. Avec Kin et Toku certains vont en fin de journée à la chasse aux crabes de cocotier sur le motu de Mako Mako, pendant que les filles font une partie de scrabble sur Orionde avec Loveina. lls ramèneront beaucoup de crabes en peu de temps, bravo aux chasseurs. Le jeudi 21 septembre on dégustera tout ça à la maison de Kin et Loveina, qui avaient aussi préparé du coeur de cocotier excellent. Il y avait aussi leur cousin Wallis, avec sa vieille moto d'avant-guerre, lui il ne boit pas du tout d'alcool, et il a appris à qui voulait l'art du tressage des feuilles de cocotier ou pandanus, c'est un gars vraiment très sympa. On s'est dit au revoir, Loveina avait les larmes aux yeux, on ne se reverra sans doute jamais, mais on essaiera de leur écrire.
Fakarava du haut de ses 800 habitants
Toujours avec les deux autres voiliers compagnons du moment, on arrive à Rotoava le vendredi 22 septembre en milieu de journée, après avoir tiré des bords dans le chenal juste après la passe Nord, passe facile aussi ce jour là. On se met à quai, ça facilitera la communication entre les trois bateaux, mais cela nous obligera à bien fermer le bateau les deux nuits que nous y passerons, nous avons trop peur d'attraper un rat comme cela nous était arrivé à Santiago de Cuba.
Chacun en profite pour faire de l'eau avec les jerricans. Chance il y a encore un peu de tomates à l'épicerie, tomates arrivées par le Cobian la veille, mais sinon c'est surtout du chou et des pommes qu'on trouve. On achète quand même quelques aubergines aussi. Pas grand chose de plus (hormis la ciboulette) chez le productrice locale Sophie, qui en fait approvisionne en priorité la cantine scolaire et les pensions de l'atoll.
Balade en vélo le samedi, jusqu'à PK9 Nord et PK9 sud, ça fera 40 km au total, il fait chaud chaud chaud, et la piste est tellement blanche qu'on se croirait comme à la montagne avec presque une ophtalmie des neiges puisqu'on a oublié de prendre les lunettes de soleil (c'est la première fois en deux ans et demi que nous les mettrons).
Jeu de Dixit le soir avec les copains de Ivitu et Tekao Noa, et nuit arrosée par la musique du samedi soir des jeunes polynésiens locaux (jusque 3heure du mat quand même.... !).
Dimanche matin départ pour Kakaiau, toujours de conserve avec les deux autres voiliers. Comme d'hab Tekao Noa arrive en tête, et Orionde le deuxième, et on trouve bien la cabane mentionnée par Lionel juste après le petit hoa (chenal). Deux jeunes cocotiers dont on prendra le coeur, quelques bénitiers pêchés par Emilie, et nous voilà à nouveau réunis les équipages des trois bateaux sur Orionde pour une dernière soirée ensemble. Et bonne surprise, Yves et Lionel ramèneront deux crabes de cocotier de leur balade nocturne à terre, dont un s'échappera finalement sur Ivitu (à l'intérieur ou à la mer, affaire à suivre).
Le lundi 25 Septembre, d'un seul bord nous allons vers Faka passe Sud, on prend un corps mort vers 13 heures. Nous y retrouvons "Let it be", voilier canadien fréquenté aux Marquises. L'eau est très claire ici, il y a plein de gros poissons chirurgiens qui se précipitent sur nos déchets, et pas mal de requins pointe noire aussi. Très beau snorkeling sur les patates près de et dans la passe, un peu en dehors du courant. On retrouve les belles couleurs des coraux vus aux Gambiers, du rose au bleu pervenche en passant par le mauve, et il y a beaucoup de variétés de poissons. Beaux poissons ange, quelques gros mérous, un requin dormeur et quelques pointes noires en plus des bancs de chirurgiens, carangues et mulets. Balade vers les plages de sable rose à l'Ouest de la passe avec Suzanne et Sylvain, on marche jusqu'au platier, et on ramène du coeur de cocotier.
Belle plongée le jour du départ, au petit matin à l'étale de marée haute. Pas le mur de requins, mais beaucoup de poissons, requins, mérous, et autres papillons, cochers, murène, poisson-lion etc .... et par endroits de très beaux massifs de corail. Mais le temps a changé, ça vente, ça pleut, l'avion de Pascale ne nous attendra pas, donc c'est le départ des Tuamotus, on n'y sera pas restés très longtemps finalement.
Toutes les photos : https://photos.app.goo.gl/X8dtnfXmG1w36og53
Ahé et ses 500 habitants
Ce sera notre premier atoll des Tuamotus. On est entré dans la passe avec tout contre nous (vent et courant), mais on a réussi même si on n'avançait plus qu'à un noeud à peine en fin de passe. Et quelle récompense une fois dans le lagon, le calme de la surface de la mer, et les couleurs magnifiques, encore plus beau que ce que laissent imaginer les cartes postales !
Mouillage juste derrière des patates de corail (qui nous permettront un beau snorkeling), devant le petit motu de Moitessier. Il y a un seul autre voilier (de Francis) avec à son bord Clémence, Emmanuelle et Jules Errard qui voyagent depuis un moment, un peu comme des ambassadeurs d'un éco-tourisme à la portée de tous (voir leur site web). Nous offrirons les pamplemousses emmenés des Marquises (de l'île de Ua Pou) à Oscar, l'ami de Francis.
Nous sommes surpris par les vélos à 3 roues, tout le monde s'en sert, il y en a beaucoup, et c'est bien plus agréable que les quelques scooters des jeunes oisifs de l'atoll qui nous feraient presque de la pollution sonore.... Nous assisterons aussi à une répétition de chant pour le heiva de Juillet, chef de coeur performant et bien sympathique.
Il y a des jolis motus au sud de l'atoll, sur lesquels nous irons nous balader à pied, avec de très belles cocoteraies, et les traces des différentes étapes de l'exploitation du coprah (voir photos). Tous ces motus font une très bonne protection au mouillage en cas de fort vent de maramu.
Tikehau et ses 500 habitants aussi
Avec son petit port bien protégé, Tikehau sera notre deuxième atoll des Tuamotus. Il est de taille raisonnable, environ 12 milles dans son plus grand diamètre, la passe d'entrée orientée plein Ouest y est facile.
On y louera des vélos pour une journée, ce qui nous permettra plusieurs balades, agrémentées d'une marche sur le platier aux couleurs magnifiques (voir photo). Une longue balade sur le motu vers l'Ouest (en direction de l'aéroport), avec une baignade au milieu de nulle part après avoir traversé plusieurs hoas (un hoa est un chenal entre deux motus). On ramasse beaucoup de trésors de mer, dont coquillages (cipraia), coraux blancs (pour la déco de Yves), et épines d'oursins crayons (violettes ici alors qu'elles étaient vertes aux Marquises).
A la poste de Tikehau, l'Internet marche pas si mal, c'est une bonne surprise.
Nous ferons deux plongées dans la passe, et Pascale fera son baptême de plongée. C'était avec avec Tikehau plongée, ambiance très sympa, et cerise sur le gateau, grâce au bon oeil de Jean-Claude on verra des baleines d'assez près, en train de se prélasser devant la passe.
Orionde nous emmène jusqu'au village d'Eden, où deux familles (dont celle avec Jacob) vivent un retour à la nature
- religieux (secte dirigée par un taïwanais), le panneau d'accueil est écrit en français et en Taïwanais
- efficace (tout pousse grâce au compost naturel, un peu comme de la permaculture), il y a des figues bien mûres, des tomates et des haricots verts, ainsi que de la vanille, on y achètera une très belle salade. Ils ont donc eux réussi le rêve de Moitessier .... mais à quel prix ? ..... leur vie semble très austère.....
- et extrémiste dans ses dogmes avec un non franc et massif (mais pour le moins surprenant ) à la science et à la technologie,
Stop de 24 heures à l'Ile aux Oiseaux : ils sont très très nombreux, surtout le matin, les moyens noirs à tête blanche, les petits blancs qui ressemblent aux sternes, les grands fous à bec bleu et pattes rouges, sans oublier les courlis de l’Alaska, couleur marron chamarré avec un long bec courbe qui nous font des pirouitt pirouitt à tout bout de chant.
Et pour finir, on profite bien du dernier mouillage juste avant la passe, avec une belle rencontre avec la famille d'Hélène, originaire de Maupiti, ancienne maire (ou femme de maire du village principal de l'atoll, Tehurahura). Hélène nous présente son amant, elle a cinq enfants, dont un fils présent ce jour là très bon pêcheur. Chaque semaine ils envoient environ 600 kg de poissons directement par avion pour le marché de Papeete, la récolte de ces poissons provenant essentiellement de leurs pièges à poissons.
Toau et sa trentaine d'habitants ...
Cet atoll est situé à 135 milles dans le Sud-est de Tikehau, nous ferons un peu plus de 200 milles pour y arriver, avec du vent bien dans le nez pour les derniers milles depuis Apataki où nous ne nous arrêterons pas car nous passerons devant de nuit. En plus on a rendez-vous avec Ivitu (Lionel) à l'anse Amyot. Il s'agit d'une échancrure dans la barrière du récif qui est "unique" aux Tuamotus et constitue un très bon abri pour les voiliers. On y passera cinq jours dans cette petite baie bien agréable avec Ivitu et Tekao Noa, cette famille avec trois enfants en année sabbatique en Polynésie, et qui a décidé de naviguer de conserve avec Lionel jusqu’aux Marquises . Nous y ferons aussi la rencontre du voilier Isatis (acheté aux Lescure) avec à son bord Jean-Pierre et Janine, qui viennent à plus de 70 ans de passer deux ans en Patagonie et Antarctique, et aussi de revenir dans le Pacifique par le passage du Nord-Ouest, respect donc !
Le contact est mitigé pour nous avec Valentine, qui se targue d'être passée de nombreuses fois à Thalassa, elle joue la râleuse de service contre les touristes que nous sommes bien qu'ils constituent tout de même son choix de vie en tant que gagne-pain quotidien. Le contact sera meilleur avec Gaston, il est plus simple. Nous ferons un repas d'anniversaire de Yves chez eux, un peu chérot, mais avec du crabe de cocotier, on n'en a pas mangé depuis plus de 35 ans (la dernière fois c'était aux îles Chagos). Mais on aura droit aux chants polynésiens accompagnés du ukulélé, et le joueur de ukulélé est tellement bon musicien qu'il arrive même à accompagner Max et sa guitare dans les chants français bien de chez nous.
Le snorkeling est beau, avec plein de patates près des corps morts, et des poissons à admirer aussi dans leurs pièges à poisson. On fera aussi plusieurs balades sur le platier au nord de la baie, sympas et souvent accompagnés par les chiens de l'île.
Yves et Lionel ramèneront plusieurs fois de la bonne pêche sous-marine, du mérou, des perroquets surtout et de la carangue. On les dégustera à bord ou à terre au barbecue. Une fois Yves s'est fait "voler" un perroquet par un requin, qui a même essayé de l'intimider, heureusement cela n'a pas duré, mais ce n'était pas bien agréable....
Par la passe Otugi, réputée difficile, très calme le jour de notre entrée (moins calme le jour de notre sortie), nous rejoignons le mouillage à l'intérieur du lagon, au Sud- Sud-est de Toau, au motu Otohorau. Nous sommes toujours avec Ivitu et Tekao Noa, c'est Lionel qui nous a conseillé ce mouillage. L'endroit est magnifique, c'est juste avant le motu Mako Mako, conseillé dans tous les blogs anglophones, il y a de très belles plages. Le snorkeling n'est pas très intéressant dans cet endroit du lagon. Nous ferons quelques promenades sur les motus et dans les hoas, il y a pas mal d'oiseaux du type sterne blanc.
La nuit pêche à la langouste pour certains, pas faciles à repérer ni à attraper, et Lionel montrera à tous comment il sait facilement pêcher le requin, il faut le choisir assez jeune, et lui enlever rapidement la peau. Agrémenté de lait de coco et d'épices, c'est pas mauvais du tout, sa chair est bien ferme. Nous ferons plusieurs pic-nic sympas sur la plage avec Ivitu et Tekao Noa.
Et nous rencontrerons la famille de Loveina et Kin, avec leurs deux filsToku et Jece. Ils vivent du coprah et de la pêche à l’holothurie. Kin est un cousin de Valentine de l'anse Amyott, et Loveina vient de Hao. Ils ont deux autres enfants qui sont en internat au collège ou lycée à Papeete. Avec Kin et Toku certains vont en fin de journée à la chasse aux crabes de cocotier sur le motu de Mako Mako, pendant que les filles font une partie de scrabble sur Orionde avec Loveina. lls ramèneront beaucoup de crabes en peu de temps, bravo aux chasseurs. Le jeudi 21 septembre on dégustera tout ça à la maison de Kin et Loveina, qui avaient aussi préparé du coeur de cocotier excellent. Il y avait aussi leur cousin Wallis, avec sa vieille moto d'avant-guerre, lui il ne boit pas du tout d'alcool, et il a appris à qui voulait l'art du tressage des feuilles de cocotier ou pandanus, c'est un gars vraiment très sympa. On s'est dit au revoir, Loveina avait les larmes aux yeux, on ne se reverra sans doute jamais, mais on essaiera de leur écrire.
Fakarava du haut de ses 800 habitants
Toujours avec les deux autres voiliers compagnons du moment, on arrive à Rotoava le vendredi 22 septembre en milieu de journée, après avoir tiré des bords dans le chenal juste après la passe Nord, passe facile aussi ce jour là. On se met à quai, ça facilitera la communication entre les trois bateaux, mais cela nous obligera à bien fermer le bateau les deux nuits que nous y passerons, nous avons trop peur d'attraper un rat comme cela nous était arrivé à Santiago de Cuba.
Chacun en profite pour faire de l'eau avec les jerricans. Chance il y a encore un peu de tomates à l'épicerie, tomates arrivées par le Cobian la veille, mais sinon c'est surtout du chou et des pommes qu'on trouve. On achète quand même quelques aubergines aussi. Pas grand chose de plus (hormis la ciboulette) chez le productrice locale Sophie, qui en fait approvisionne en priorité la cantine scolaire et les pensions de l'atoll.
Balade en vélo le samedi, jusqu'à PK9 Nord et PK9 sud, ça fera 40 km au total, il fait chaud chaud chaud, et la piste est tellement blanche qu'on se croirait comme à la montagne avec presque une ophtalmie des neiges puisqu'on a oublié de prendre les lunettes de soleil (c'est la première fois en deux ans et demi que nous les mettrons).
Jeu de Dixit le soir avec les copains de Ivitu et Tekao Noa, et nuit arrosée par la musique du samedi soir des jeunes polynésiens locaux (jusque 3heure du mat quand même.... !).
Dimanche matin départ pour Kakaiau, toujours de conserve avec les deux autres voiliers. Comme d'hab Tekao Noa arrive en tête, et Orionde le deuxième, et on trouve bien la cabane mentionnée par Lionel juste après le petit hoa (chenal). Deux jeunes cocotiers dont on prendra le coeur, quelques bénitiers pêchés par Emilie, et nous voilà à nouveau réunis les équipages des trois bateaux sur Orionde pour une dernière soirée ensemble. Et bonne surprise, Yves et Lionel ramèneront deux crabes de cocotier de leur balade nocturne à terre, dont un s'échappera finalement sur Ivitu (à l'intérieur ou à la mer, affaire à suivre).
Le lundi 25 Septembre, d'un seul bord nous allons vers Faka passe Sud, on prend un corps mort vers 13 heures. Nous y retrouvons "Let it be", voilier canadien fréquenté aux Marquises. L'eau est très claire ici, il y a plein de gros poissons chirurgiens qui se précipitent sur nos déchets, et pas mal de requins pointe noire aussi. Très beau snorkeling sur les patates près de et dans la passe, un peu en dehors du courant. On retrouve les belles couleurs des coraux vus aux Gambiers, du rose au bleu pervenche en passant par le mauve, et il y a beaucoup de variétés de poissons. Beaux poissons ange, quelques gros mérous, un requin dormeur et quelques pointes noires en plus des bancs de chirurgiens, carangues et mulets. Balade vers les plages de sable rose à l'Ouest de la passe avec Suzanne et Sylvain, on marche jusqu'au platier, et on ramène du coeur de cocotier.
Belle plongée le jour du départ, au petit matin à l'étale de marée haute. Pas le mur de requins, mais beaucoup de poissons, requins, mérous, et autres papillons, cochers, murène, poisson-lion etc .... et par endroits de très beaux massifs de corail. Mais le temps a changé, ça vente, ça pleut, l'avion de Pascale ne nous attendra pas, donc c'est le départ des Tuamotus, on n'y sera pas restés très longtemps finalement.
Toutes les photos : https://photos.app.goo.gl/X8dtnfXmG1w36og53
le 2 Aout, fin des vacances à Tahiti
Maman, Malo et moi on repart tout à l'heure, c'était le dernier jour des vacances en Polynésie. On est allés donner encore quelques bouts de pain aux poissons clowns et aux demoiselles et on a fait les bagages et on est retournés sur l'ile de Raiatea pour partir. Christine et Yves, on les reverra dans trois mois pour les vacances de la Toussaint.
Il faut prendre le dinghy pour aller à terre puis un taxi pour l'aéroport, puis un avion jusqu'à Tahiti, puis deux avions jusqu'à Paris, puis une navette jusqu'à la maison. C'est super long, j'en ai déjà marre et je m'ennuie pendant les voyages.
Je ramène plein de souvenirs, deux colliers, un avec une tortue en nacre brillante et un qu'on a fabriqué avec des épines d'oursins crayons (ils sont énormes et piquent pas).
Et aussi plein de coquillages qu'on a ramassés sur la plage avec même un énorme avec des taches, une cypraea dit Yves qu'on a trouvés tous les deux sur une patate et il y avait un bernard l'hermite dedans et on l'a enlevé.
Et aussi un bénitier (c'est un coquillage) que Yves a collé pour qu'il reste ouvert et je mettrai des petits bouts de corail dedans.
Maman a acheté un tiki pour papa et plein d'autres choses et il y a sa couronne d'anniversaire en feuilles de pandanus (ces arbres bizarres qui ont des racines autour du tronc)
Je voulais aussi ramener une noix de coco (j'adore) avec sa carapace mais c'était trop gros pour le sac de voyage.
On a oublié de parler de ce qu'on a mangé à Tahiti et que j'aime bien ou que j'aime pas. Par exemple les langoustes que les pêcheurs nous ont apportées à Huahine, il y en avait douze ! Hé bien je déteste mais Malo il adore surtout quand Christine fait des pâtes à la langouste.
En Polynésie il n'y a pas beaucoup de patates, sauf bien sûr les patates de corail ! Mais il y a un arbre que s'appelle l'arbre à pain qui donne des gros fruits qu'on appelle uru. Hé bien les frites d'uru c'est délicieux, j'en re-veux.
On a mangé plein de poisson. J'aime bien le poisson cru en salade mais moins que maman et Malo qui en raffolent. Moi je préfère le saumon des dieux que Christine me fait à la poêle avec du beurre.
Pour faire du lait de coco, il faut ouvrir la coco et ensuite il faut la râper en s'asseyant sur un planche avec un bout de fer devant qui râpe. Bon Yves il sait les ouvrir les cocos mais il met super longtemps, en tout cas beaucoup plus que les dames qu'on a vues au concours pendant le Heiva.
Après il râpe la coco et alors là, moi j'en pique dans son saladier tellement c'est bon.
A Tahiti il y a plein de fruits, de la papaye (berk), des ananas (miam), des pamplemousses énormes et le mieux ce sont les bananes que je vais décrocher toute seule sur le régime qui est accroché à l'arrière du bateau.
C'était des vacances super !!!
Mes vacances en Polynésie
Avec Marine (ma maman) et Malo (mon petit frère) nous sommes allés en Polynésie voir Christine (ma grand-mère) et Yves (mon grand-père) sur Orionde (le bateau de Christine et Yves)
Nous avons visité 5 iles (Tahiti, Moorea, Huahine, Tahaa et Raiatea) et c'était super
Ce sont des iles avec des lagons et on peut entrer par des passes et dans les lagons, l'eau est verte verte et il n'y a presque pas de vagues. Mais dans Vaiana, c'est plus difficile parce que sur Motu Nui, l'ile de Moana, il n'y a pas de passe.
Nous allons raconter en détail. C'est Yves qui écrit mais c'est moi (Nina) qui parle et c'est tout le monde qui donne les idées.
Et si vous voulez voir toutes les photos, il faut cliquer sur le lien https://photos.app.goo.gl/SRKh80ArP3eTuYvR2
Tahiti
On est crevé après 24 heures de voyage, Malo a regardé Baby Boss au moins cinq fois !
On arrive à l'aéroport de Faa'a. C'est rigolo un mot avec trois "a" qui se suivent, c'est du tahitien mais tout le monde parle aussi français, ouf !!!
Maintenant à la fin des vacances, je sais dire Ia Orana (Bonjour), Maururuu (merci), Nana (au revoir) et Manuia (à ta santé)
Christine et Yves nous attendaient avec des colliers de fleurs et même une couronne de fleurs pour moi. On a fait une photo et c'est une amie qui s'appelle Olga qui a fait la photo.
Voici tout ce qu'on a fait à Tahiti
On est resté une semaine à la marina de Taina, on montait sur le bateau par une passerelle et Malo (qui ne sait pas nager) devait checker avec un adulte avant de passer sur la passerelle.
Comme d'habitude Yves a commencé ses blagues, par exemple quand il a mis Malo dans la machine à laver !!
Un jour nous sommes allés avec Olga et sa famille prendre un apéro debout sur un banc de sable au milieu du lagon. On avait mis l'apéro dans le kayak avec des chips et des boissons mais comme je n'avais pas beaucoup pied et même Malo pas du tout et qu'on avait froid, Malo et moi on est vite monté aussi dans le kayak.
En Polynésie au mois de Juillet il y a une grande fête qui s'appelle le Heiva et on en a bien profité. On a vu un spectacle de danse, des sports traditionnels et les courses de porteurs de fruits.
Le spectacle de danse, c'était trop génial sauf pour Malo qui en avait marre et qui est parti avec Yves à la moitié. Il y a eu deux danses qui duraient super longtemps et avec au moins cinquante danseurs et danseuses habillés avec des costumes végétaux. Dans les danses tahitiennes, les filles bougent beaucoup les fesses et les garçons bougent beaucoup les cuisses. Moi, j'y arrive un peu mais pas trop. Mais on n'avait pas le droit de faire des photos.
On a vu les sports traditionnels, il faisait super chaud dans le parc et on était souvent au soleil. Le plus chouette c'était le grimper de cocotier, c'était même le championnat du monde, il y avait des gens d'autres iles que je ne connais pas, Hawaï par exemple. Ils grimpent à toute vitesse avec une corde entre les jambes. On a vu aussi le concours de javelot. Il faut lancer le javelot pour qu'il se plante dans une noix de coco accrochée sur un grand piquet. Tout le monde lance ses javelots en même temps et ça ressemble à l'attaque d'un chateau-fort.
On a vu aussi le concours de décortiquage (ou décorticage) de noix de coco, les femmes allaient super vite pour les couper à la hache et pour les sortir de leur coque avec un couteau. C'est l'équipe de Moorea qui a gagné.
On a vu aussi des danses marquisiennes et à la fin maman et moi on est monté sur la scène aussi.
Un jour, on a vu des courses de porteurs de fruits. Les gens sont habillés en costume de feuilles et ils courent avec deux régimes de bananes ou des noix de cocos accrochés au bout d'un baton, c'est hyper lourd.
Dans la tribune, il y avait Miss Tahiti et sa dauphine super bien habillées et maquillées. Olga m'a emmené faire une photo avec elles.
Un autre jour on est allés au bout de l'ile et il y avait la vague de Teahupoo, un très grande vague pour les surfeurs. On y est allés avec le bateau de Tim qui disait que c'est lui qui pouvait emmener les gens le plus près du blanc de la vague sans risques. Mais Christine et moi on avait la trouille.
Bien sûr on est allés sur plein de plages jouer et se baigner avec les frites et avec les planches mais la plage la plus chouette c'est celle qui est à côté du MacDo, pas loin de la Marina, on y est même revenu à pied. On a joué dans l'eau, on est allé manger le MacDo, on a rejoué dans l'eau, on est revenu prendre le dessert et on est reparti jouer dans le sable. Super génial. Christine et maman n'étaient pas venues.
Une fois, on est monté en voiture à un belvédère et on a marché un peu et on avait une belle vue sur l'ile de Moorea où on va aller bientôt. Malo s'est mis une écharde dans le pied et, la chance, une dame qui se promenait aussi avait une pince à épiler et Marine a enlevé l'écharde.
On est allé dans la maison d'un bijoutier pour faire le pendentif de Marine avec la perle que Yves et Christine lui ont donnée. Il y aura aussi une perle pour moi et Malo et Alix et les autres petits-enfants quand ils auront dix-huit ans et même aussi pour mes enfants.
Un soir on est allé manger aux roulottes. C'est comme les camions pizza chez nous mais on mange plutôt du poisson cru mais aussi des frites. Et les roulottes ont le droit de se mettre au milieu de la grande place mais seulement le soir quand c'est l'heure de manger.
Moorea
On est partis ensuite à Moorea, qui n'est pas très loin. On a mis quatre heures parce qu'il n'y avait pas beaucoup de vent et c'était mieux, on n'a même pas été malades. Sur le bateau on était onze avec Olga et Julien et les quatre filles.
On a mouillé dans le lagon et j'ai nagé avec le masque et le tuba. C'est trop bien et trop facile. J'ai vu pas mal de poissons avec Yves. J'ai appris le signe qu'il faut faire pour dire OK sous l'eau, on fait un rond avec le pouce et l'index.
On a ramené les copains au quai du ferry et ils sont descendus en cinq minutes avec tous les sacs parce que on ne pouvait pas rester au quai, le ferry allait arriver. On est retourné mouiller au fond du lagon. J'espère que je reverrai Atea et Lise quand on repassera à Tahiti avec Marine et Malo.
Le lendemain, on a fait trois heures de navigation pour aller à Opunohu, une autre baie de Moorea. La passe est facile entre les bouées rouges et vertes.
On a nagé et on a fait du trampoline sur le bateau de Bruno et Sergine, c'est un catamaran. Et Marine s'est souvenu que quand on faisait du bateau en Méditerranée, on ne disait pas bonjour aux catamarans, Christine disait que ce n'était pas des vrais bateaux à voile. Ce qui est rigolo avec le catamaran de Bruno, c'est qu'on peut passer dessous et il y a de l'écho. Et il nous a prêté une planche qui s'appelle un paddle et bien sûr maman a fait l'équilibre dessus. Et après elle est monté faire des photos en haut du mat
On a revu encore un autre bateau copain de Orionde, il s'appelle Yao avec Marianne et Jean-Loup. On a fait une grande balade difficile avec eux et Jean-Loup était fort pour faire marcher Malo. Marianne nous a donné des bracelets brésiliens et Marine nous a dit que quand elle avait quinze ans elle n'arrêtait pas d'en faire dans la voiture quand elle partait en vacances avec Christine et Yves.
Le 17 Juillet, on a fêté l'anniversaire de Marine avec du foie gras et un gateau au chocolat. Comme d'habitude, Malo et moi, on l'a aidé à soufflé ses bougies. On lui a offert un plat des Marquises et une couronne qui se garde longtemps pas comme les couronnes de fleurs qui durent que deux jours.
On est allés passer une journée au lagoonarium. C'est un petit motu et il y a des cordes pour se tenir et nager dans le récif. On a vu des raies, des poissons de toutes les couleurs et surtout on a vu des requins. Au début on n'en voyait pas beaucoup, mais quand le monsieur leur a donné à manger, alors là il y en avait partout, des plus gros que moi. Il y avait aussi une énorme murène, on ne voyait que sa tête qui sortait du trou. On a bien sûr fait plein de photos des poissons perroquets, des poissons cochers, des poissons papillons et même un poisson trompette jaune que Christine et Yves n'avaient jamais vu.
Et l'après-midi on a joué super longtemps avec Malo dans l'eau derrière le motu qui était super chaude.
Et finalement nous sommes partis le soir juste après manger pour Huahine, une autre ile qui est loin comme la Corse depuis Barbigoua. On a bien dormi et le lendemain quand on s'est réveillé, on ne voyait plus Tahiti et Moorea mais Huahine était juste devant.
Huahine
L'ile de Huahine ressemble à une femme enceinte allongée avec ses longs cheveux, son front son nez sa poitrine, son gros ventre, ses genoux et ses pieds. On la voit bien sur la photo.
On a acheté des paréos, un jaune pour Christine, un marron pour Marine avec des raies et avec la femme allongée et un de toutes les couleurs pour moi et un pour Sarah aussi.
Yves a fait des photos de l'étiquette du paréo pour Sarah qui montre bien toutes les manières de l'attacher.
On a fait plusieurs mouillages tous géniaux et à chaque fois, on s'est baigné avec les frites et les planches et la corde à l'arrière. Et on sautait depuis l'arrière du bateau. Il fallait faire un peu attention à cause du courant.
Mais on est resté tout le temps dans le lagon et ca ne bougeait pas du tout.
Sur le récif, il y avait un cata échoué, c'est marrant (le jeu de mot c'est pas moi, c'est Yves).
Malo a ramassé des petits crabes "bernard l'hermite" (berk) et Christine avait peur qu'ils s'enfuient du seau et qu'ils rentrent dans le bateau.
On est parti vers Tahaa, la quatrième île et moi j'ai eu une autre BD de Yakari, une par île a dit Yves. Ce n'était pas très loin, on est parti très très tôt le matin mais je ne me suis même pas réveillée et on est arrivé pour le petit déjeuner.
Tahaa
D'abord on a mouillé juste à côté du motu au bord de la passe. L'eau était super claire, on a nagé et pris des photos et j'ai revu plein de poissons mais pas de requins cette fois.
Ensuite on a pris un corps mort dans la baie de Fahaa (comme l'aéroport mais avec un 'h'). Pour prendre le corps mort, je vais aider Yves à l'avant, c'est moi qui m'occupe de la gaffe et bien sûr il faut faire gaffe.
On est allé visiter une plantation de vanille et moi ce qui m'a le plus intéressé, ce sont les petits chiots qu'on pouvait prendre dans les bras. Yves m'a expliqué que les fleurs de vanille sont spéciales, elles ne s'ouvrent qu'une seule journée et comme il n'y a pas en Polynésie les bonnes abeilles pour transporter le pollen, il faut que les gens le fassent à la main avec un petit batonnet et on appelle ça "marier la vanille".
En partant, la dame nous a donné un régime de bananes vertes que Yves a accroché à l'arrière du bateau, vivement qu'elles soient mures, j'adore les bananes et celles de Tahiti sont super bonnes.
Le soir on a pris un corps mort devant une ferme perlière là où on élève des huitres ou des nacres pour avoir des perles. J'ai vu comment ils mettent une mini bille jaune pour que l'huitre fasse la perle autour.
Le lendemain, on est allé voir le corail avec le masque et le tuba. Trop bien. On marche sur la plage vers le récif et on revient en nageant au milieu du petit bras de mer et on passe au-dessus de plein de poissons et de corail. On leur a donné du pain et des cracottes et les poissons papillons venaient manger dans ma main.
Pendant que Christine et Marine faisait encore le jardin de corail, on est resté jouer, moi j'ai donné du pain aux poisson, et Malo a joué au pistolet à eau avec les holoturies, ces limaces de mer que je n'aime pas du tout même si j'en ai pris moi aussi une dans ma main pour faire plaisir à Yves et on a écrit Malo avec.
Finalement, on n'ira pas à Bora-Bora, il va y avoir du vent et Christine dit que cela ne vaut pas la peine c'est aussi joli et plus tranquille et moins prout prout ici. Mais on a fait des belles photos de Bora-Bora.
Raiatea
Après Tahaa on est allés à Raiatea, c'est pas loin du tout de Tahaa et même c'est dans le même lagon. Comme il y avait pas mal de vent, on est allés se mettre au fond d'une baie sur un corps-mort et on était tranquilles.
Comme d'habitude, on a fait des balades, des visites bof, trop de voiture, des pique-niques (et on avait oublié les couverts, bravo), des plages et tout et tout.
Et ensuite on est allés mouiller (ça veut dire mettre l'ancre pour ceux qui savent pas) près d'un motu et on a vu une patate avec plein de nemo. C'est Malo qui dit des nemo, moi je sais que ce sont des poissons clowns.
Nous avons visité 5 iles (Tahiti, Moorea, Huahine, Tahaa et Raiatea) et c'était super
Ce sont des iles avec des lagons et on peut entrer par des passes et dans les lagons, l'eau est verte verte et il n'y a presque pas de vagues. Mais dans Vaiana, c'est plus difficile parce que sur Motu Nui, l'ile de Moana, il n'y a pas de passe.
Nous allons raconter en détail. C'est Yves qui écrit mais c'est moi (Nina) qui parle et c'est tout le monde qui donne les idées.
Et si vous voulez voir toutes les photos, il faut cliquer sur le lien https://photos.app.goo.gl/SRKh80ArP3eTuYvR2
Tahiti
On est crevé après 24 heures de voyage, Malo a regardé Baby Boss au moins cinq fois !
On arrive à l'aéroport de Faa'a. C'est rigolo un mot avec trois "a" qui se suivent, c'est du tahitien mais tout le monde parle aussi français, ouf !!!
Maintenant à la fin des vacances, je sais dire Ia Orana (Bonjour), Maururuu (merci), Nana (au revoir) et Manuia (à ta santé)
Christine et Yves nous attendaient avec des colliers de fleurs et même une couronne de fleurs pour moi. On a fait une photo et c'est une amie qui s'appelle Olga qui a fait la photo.
Voici tout ce qu'on a fait à Tahiti
On est resté une semaine à la marina de Taina, on montait sur le bateau par une passerelle et Malo (qui ne sait pas nager) devait checker avec un adulte avant de passer sur la passerelle.
Comme d'habitude Yves a commencé ses blagues, par exemple quand il a mis Malo dans la machine à laver !!
Un jour nous sommes allés avec Olga et sa famille prendre un apéro debout sur un banc de sable au milieu du lagon. On avait mis l'apéro dans le kayak avec des chips et des boissons mais comme je n'avais pas beaucoup pied et même Malo pas du tout et qu'on avait froid, Malo et moi on est vite monté aussi dans le kayak.
En Polynésie au mois de Juillet il y a une grande fête qui s'appelle le Heiva et on en a bien profité. On a vu un spectacle de danse, des sports traditionnels et les courses de porteurs de fruits.
Le spectacle de danse, c'était trop génial sauf pour Malo qui en avait marre et qui est parti avec Yves à la moitié. Il y a eu deux danses qui duraient super longtemps et avec au moins cinquante danseurs et danseuses habillés avec des costumes végétaux. Dans les danses tahitiennes, les filles bougent beaucoup les fesses et les garçons bougent beaucoup les cuisses. Moi, j'y arrive un peu mais pas trop. Mais on n'avait pas le droit de faire des photos.
On a vu les sports traditionnels, il faisait super chaud dans le parc et on était souvent au soleil. Le plus chouette c'était le grimper de cocotier, c'était même le championnat du monde, il y avait des gens d'autres iles que je ne connais pas, Hawaï par exemple. Ils grimpent à toute vitesse avec une corde entre les jambes. On a vu aussi le concours de javelot. Il faut lancer le javelot pour qu'il se plante dans une noix de coco accrochée sur un grand piquet. Tout le monde lance ses javelots en même temps et ça ressemble à l'attaque d'un chateau-fort.
On a vu aussi le concours de décortiquage (ou décorticage) de noix de coco, les femmes allaient super vite pour les couper à la hache et pour les sortir de leur coque avec un couteau. C'est l'équipe de Moorea qui a gagné.
On a vu aussi des danses marquisiennes et à la fin maman et moi on est monté sur la scène aussi.
Un jour, on a vu des courses de porteurs de fruits. Les gens sont habillés en costume de feuilles et ils courent avec deux régimes de bananes ou des noix de cocos accrochés au bout d'un baton, c'est hyper lourd.
Dans la tribune, il y avait Miss Tahiti et sa dauphine super bien habillées et maquillées. Olga m'a emmené faire une photo avec elles.
Un autre jour on est allés au bout de l'ile et il y avait la vague de Teahupoo, un très grande vague pour les surfeurs. On y est allés avec le bateau de Tim qui disait que c'est lui qui pouvait emmener les gens le plus près du blanc de la vague sans risques. Mais Christine et moi on avait la trouille.
Bien sûr on est allés sur plein de plages jouer et se baigner avec les frites et avec les planches mais la plage la plus chouette c'est celle qui est à côté du MacDo, pas loin de la Marina, on y est même revenu à pied. On a joué dans l'eau, on est allé manger le MacDo, on a rejoué dans l'eau, on est revenu prendre le dessert et on est reparti jouer dans le sable. Super génial. Christine et maman n'étaient pas venues.
Une fois, on est monté en voiture à un belvédère et on a marché un peu et on avait une belle vue sur l'ile de Moorea où on va aller bientôt. Malo s'est mis une écharde dans le pied et, la chance, une dame qui se promenait aussi avait une pince à épiler et Marine a enlevé l'écharde.
On est allé dans la maison d'un bijoutier pour faire le pendentif de Marine avec la perle que Yves et Christine lui ont donnée. Il y aura aussi une perle pour moi et Malo et Alix et les autres petits-enfants quand ils auront dix-huit ans et même aussi pour mes enfants.
Un soir on est allé manger aux roulottes. C'est comme les camions pizza chez nous mais on mange plutôt du poisson cru mais aussi des frites. Et les roulottes ont le droit de se mettre au milieu de la grande place mais seulement le soir quand c'est l'heure de manger.
Moorea
On est partis ensuite à Moorea, qui n'est pas très loin. On a mis quatre heures parce qu'il n'y avait pas beaucoup de vent et c'était mieux, on n'a même pas été malades. Sur le bateau on était onze avec Olga et Julien et les quatre filles.
On a mouillé dans le lagon et j'ai nagé avec le masque et le tuba. C'est trop bien et trop facile. J'ai vu pas mal de poissons avec Yves. J'ai appris le signe qu'il faut faire pour dire OK sous l'eau, on fait un rond avec le pouce et l'index.
On a ramené les copains au quai du ferry et ils sont descendus en cinq minutes avec tous les sacs parce que on ne pouvait pas rester au quai, le ferry allait arriver. On est retourné mouiller au fond du lagon. J'espère que je reverrai Atea et Lise quand on repassera à Tahiti avec Marine et Malo.
Le lendemain, on a fait trois heures de navigation pour aller à Opunohu, une autre baie de Moorea. La passe est facile entre les bouées rouges et vertes.
On a nagé et on a fait du trampoline sur le bateau de Bruno et Sergine, c'est un catamaran. Et Marine s'est souvenu que quand on faisait du bateau en Méditerranée, on ne disait pas bonjour aux catamarans, Christine disait que ce n'était pas des vrais bateaux à voile. Ce qui est rigolo avec le catamaran de Bruno, c'est qu'on peut passer dessous et il y a de l'écho. Et il nous a prêté une planche qui s'appelle un paddle et bien sûr maman a fait l'équilibre dessus. Et après elle est monté faire des photos en haut du mat
On a revu encore un autre bateau copain de Orionde, il s'appelle Yao avec Marianne et Jean-Loup. On a fait une grande balade difficile avec eux et Jean-Loup était fort pour faire marcher Malo. Marianne nous a donné des bracelets brésiliens et Marine nous a dit que quand elle avait quinze ans elle n'arrêtait pas d'en faire dans la voiture quand elle partait en vacances avec Christine et Yves.
Le 17 Juillet, on a fêté l'anniversaire de Marine avec du foie gras et un gateau au chocolat. Comme d'habitude, Malo et moi, on l'a aidé à soufflé ses bougies. On lui a offert un plat des Marquises et une couronne qui se garde longtemps pas comme les couronnes de fleurs qui durent que deux jours.
On est allés passer une journée au lagoonarium. C'est un petit motu et il y a des cordes pour se tenir et nager dans le récif. On a vu des raies, des poissons de toutes les couleurs et surtout on a vu des requins. Au début on n'en voyait pas beaucoup, mais quand le monsieur leur a donné à manger, alors là il y en avait partout, des plus gros que moi. Il y avait aussi une énorme murène, on ne voyait que sa tête qui sortait du trou. On a bien sûr fait plein de photos des poissons perroquets, des poissons cochers, des poissons papillons et même un poisson trompette jaune que Christine et Yves n'avaient jamais vu.
Et l'après-midi on a joué super longtemps avec Malo dans l'eau derrière le motu qui était super chaude.
Et finalement nous sommes partis le soir juste après manger pour Huahine, une autre ile qui est loin comme la Corse depuis Barbigoua. On a bien dormi et le lendemain quand on s'est réveillé, on ne voyait plus Tahiti et Moorea mais Huahine était juste devant.
Huahine
L'ile de Huahine ressemble à une femme enceinte allongée avec ses longs cheveux, son front son nez sa poitrine, son gros ventre, ses genoux et ses pieds. On la voit bien sur la photo.
On a acheté des paréos, un jaune pour Christine, un marron pour Marine avec des raies et avec la femme allongée et un de toutes les couleurs pour moi et un pour Sarah aussi.
Yves a fait des photos de l'étiquette du paréo pour Sarah qui montre bien toutes les manières de l'attacher.
On a fait plusieurs mouillages tous géniaux et à chaque fois, on s'est baigné avec les frites et les planches et la corde à l'arrière. Et on sautait depuis l'arrière du bateau. Il fallait faire un peu attention à cause du courant.
Mais on est resté tout le temps dans le lagon et ca ne bougeait pas du tout.
Sur le récif, il y avait un cata échoué, c'est marrant (le jeu de mot c'est pas moi, c'est Yves).
Malo a ramassé des petits crabes "bernard l'hermite" (berk) et Christine avait peur qu'ils s'enfuient du seau et qu'ils rentrent dans le bateau.
On est parti vers Tahaa, la quatrième île et moi j'ai eu une autre BD de Yakari, une par île a dit Yves. Ce n'était pas très loin, on est parti très très tôt le matin mais je ne me suis même pas réveillée et on est arrivé pour le petit déjeuner.
Tahaa
D'abord on a mouillé juste à côté du motu au bord de la passe. L'eau était super claire, on a nagé et pris des photos et j'ai revu plein de poissons mais pas de requins cette fois.
Ensuite on a pris un corps mort dans la baie de Fahaa (comme l'aéroport mais avec un 'h'). Pour prendre le corps mort, je vais aider Yves à l'avant, c'est moi qui m'occupe de la gaffe et bien sûr il faut faire gaffe.
On est allé visiter une plantation de vanille et moi ce qui m'a le plus intéressé, ce sont les petits chiots qu'on pouvait prendre dans les bras. Yves m'a expliqué que les fleurs de vanille sont spéciales, elles ne s'ouvrent qu'une seule journée et comme il n'y a pas en Polynésie les bonnes abeilles pour transporter le pollen, il faut que les gens le fassent à la main avec un petit batonnet et on appelle ça "marier la vanille".
En partant, la dame nous a donné un régime de bananes vertes que Yves a accroché à l'arrière du bateau, vivement qu'elles soient mures, j'adore les bananes et celles de Tahiti sont super bonnes.
Le soir on a pris un corps mort devant une ferme perlière là où on élève des huitres ou des nacres pour avoir des perles. J'ai vu comment ils mettent une mini bille jaune pour que l'huitre fasse la perle autour.
Le lendemain, on est allé voir le corail avec le masque et le tuba. Trop bien. On marche sur la plage vers le récif et on revient en nageant au milieu du petit bras de mer et on passe au-dessus de plein de poissons et de corail. On leur a donné du pain et des cracottes et les poissons papillons venaient manger dans ma main.
Pendant que Christine et Marine faisait encore le jardin de corail, on est resté jouer, moi j'ai donné du pain aux poisson, et Malo a joué au pistolet à eau avec les holoturies, ces limaces de mer que je n'aime pas du tout même si j'en ai pris moi aussi une dans ma main pour faire plaisir à Yves et on a écrit Malo avec.
Finalement, on n'ira pas à Bora-Bora, il va y avoir du vent et Christine dit que cela ne vaut pas la peine c'est aussi joli et plus tranquille et moins prout prout ici. Mais on a fait des belles photos de Bora-Bora.
Raiatea
Après Tahaa on est allés à Raiatea, c'est pas loin du tout de Tahaa et même c'est dans le même lagon. Comme il y avait pas mal de vent, on est allés se mettre au fond d'une baie sur un corps-mort et on était tranquilles.
Comme d'habitude, on a fait des balades, des visites bof, trop de voiture, des pique-niques (et on avait oublié les couverts, bravo), des plages et tout et tout.
Et ensuite on est allés mouiller (ça veut dire mettre l'ancre pour ceux qui savent pas) près d'un motu et on a vu une patate avec plein de nemo. C'est Malo qui dit des nemo, moi je sais que ce sont des poissons clowns.
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